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jusqu’aux, premiers siècles de l’histoire, et l’observa-tion scientifique a été organisée, dès le commencementdu xviii mo siècle (en 1701) sur toutes les côtes deFrance , par l’ordre du comte de Ponl-Cliartrain, alorsministre chancelier de Louis XIV .
Dans le beau travail déjà cité plus haut et dont nossavants patentés semblent avoir ignoré l’existence(Traité du flux et du reflux de la mer, d’après lathéorie et l’observation ), Lalande a recueilli les obser-vations faites à Brest , chaque jour, de 1711 à 1716, etautres observations qu’il a pu retrouver dans les pa-piers de Cassini ou qu’il a reçues des divers ports demer du monde. Nous avons déjà fait observer queLaplace n’a pas eu d’autres documents, à sa disposi-tion, que ce grand travail de ce Lalande, que tous lespamphlétaires de l’Empire reçurent ordre de ridicu-liser par tous les bouts; ainsi procèdent les jésuites.La formule de Laplace ne doit donc donner d’autresrésultats que ceux qu’avait obtenus Lalande, que l’onne cite pas.
* 5» Association britannique adoptant nos idées.
Il faut avouer qu’on ne partage pas partout l’en-gouement français envers Laplace, et que nos publi-cations diverses ont porté leur fruit; car deux moisaprès l’apparition de notre Almanach pour 1868, danslequel nous avions commencé à traiter cette questionet accusé le Bureau des lotujitudes de faire la sourdeoreille sur les vices inhérents à la formule dite deLaplace, nous voyons l 'Association britannique (1)
(1) Voyez à ce sujet une note de Leverrier, dans la Libertéde 31. Émile de Girardin , le 15 janvier 1868.