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battre en brèche le système de Laplace, remettreen question la théorie des marées et demander uneobservation suivie de dix-neuf ans, cyele de la lune,afin de se prononcer définitivement sur la question.C’est déjà un premier pas fait vers les idées météoro-logiques que nous avons émises, et que les Anglais ,par esprit national, ne sauraient admettre, que lors-qu’elles sembleront ressortir de leurs observationspropres. Nous osons leur déclarer d’avance que leursobservations les amèneront à notre système, qu’ils neciteront pas plus que nos savants jésuites de France .
Quoi qu’il en soit, nous voilà, de ce côté, parvenuà une partie de nos fins... en Angleterre. Quant à laFrance , tout ce qui n’est pas officiel a adopté depuisplus de quinze ans notre système.
îO 1 A quoi se réduisent le» ridicule» qu’on a attribué»à Lalande.
Vous entendez dire tous les jours, même par desgens sérieux, que Lalande affectait de manger desaraignées, et ensuite qu’il avait composé le diction-naire des athées, au nombre desquels il avait placéBossuet, Fénelon et enfin Napoléon .
Sans doute, Lalande, en parlant des préjugés, avaitclassé au nombre de ces chimères l’horreur que nousinspire la vue d’une araignée, et en esprit fort qu’ilétait en tout, il s’était mis à manger la grosse arai-gnée diadème, si connue de nos jardiniers ; et pourmieux convaincre ses auditeurs, il en avait mangéquelquefois devant ses amis ; ce quelquefois est de-venu une habitude par les soins de ses charitablesennemis les jésuites. J’ai cité, dans mon grand ouvrage