P R O M E N A D ELETTRE DEUXIÈME.
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Me voici enfin rendu à Bâle , sain et sauf; iaprès avoir heureusement échappé à tousles dangers du tourbillon révolutionnaire qui ja dispersé tant de chevaliers errans, par !toute l’Europe. Heureux! encore ceux qui ;out pu conserver leurs montures. Hélas!quantité de ci-devans hauts et puissans seig-neurs , qui n’auraient pas passé d’une rueà l’autre sans se servir de voiture ; traversentmaintenant à pied des provinces entières,aussi lestement que s’ils faisaient tout auplus le tour de la grande allée des Thuille-ries! Peut-être, dorment-il d’un plus pro-fond sommeil sur la paille, qu’ils ne le fai-saient autrefois sur le duvet.
Je ne vous fatiguerai point par de longsdétails sur une ville, où j’ai vécu retiré dumonde, comme la souris dans son fromage.Voici cependant quelques remarques fugiti-ves, et un petit nombre d’anecdotes, queje me suis plû à rassembler, pendant unséjour assez long dans cette capitale du IXe.canton de la confédération Helvétique. (1.)
Ce ne sont je l’avoue, que des fragmensincohérens, et qui m’attireront peut-être de