joS PROMENADE
LETTRE SEPTIÈME.
Ce sont les voyageurs pédestres qui éprou-vent le plus l’influence de la températurede l’air sur l'ame. Dans ces jours radieuxque les Anglais , enveloppés des valeursspléenétiques (1.) de leur Ile , appellent aGlorious day ! les rayons du soleil parais-sent communiquer à nos idées 3 ce ton chauddes tableaux de Claude Lorrain . Mais dèsqu’un ciel nébuleux offusque l’athmosphère,la mélancolie avec ses ailes de chauve-sourisvient chasser la gayeté, et le soufle de Bo-rée dissipe toutes les saillies d’une imagina-tion électrisée.
Commençons enfin notre voyage, craintequ’il ne devienne plus long que celui d’Z 7 -lisse.
Nous sortons de Bâle par la porte del’Evêché, Eschen - Thor , par le plus beautemps du monde ; le cœur content, l’espritjoyeux, et parfaitement disposés à saisiravec enthousiasme les sensations agréables,que ne pouvait manquer d’exciter la routeintéressante que nous avions devant nous.
Il est doux de fouler aux pieds un verdgazon et de respirer l’air embaumé de la