PITTORESQUE. 4rLETTRE QUATRIÈME.
Fidele à mes principes péripatéticiens, jen’ai pas épargné mes jambes, pour arpen-ter les différens quartiers d’une ville où l’on11 e marche pas sur du velours. Le pavéde Bâle est si irrégulier que l’on est tentéde croire, que Deuccilion et Pyrrha l’ontconstruit, en jettant au liazard des pierrespar dessus leurs tètes.
Formés par (les cailloux; soit fable ou vérité,Hélas! le cœur de l’homme en a la dureté.
Si ces cailloux avaient repeuplé la villede Bâle comme ils ont repeuplé les désertsde la Thessalie , après le déluge, les ruesde Bâle seraient plus fréquentées.
Voici en commençant par la partie sep-tentrionale de la ville, le nom des différen-tes collines décorées du nom de montagnes,sur lesquelles elle est bâtie; avec le détailde ce qu’il y a de plus remarquable.
i°. Le Herbrig Berg , ou montagne deVHôpitcil. Elle tire ce nom de Elenden lier-brig ou Azile des misérables , destiné à re-cevoir les mendians et les soldats malades.Les pauvres de la ville y trouvent aussi del’ouvrage et quelques secours. Etrange nié-C 5