PITTORESQUE.
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plus pressé que de quitter Bâle le lende-main. Ce même empereur prédestiné à unefin tragique, ayant été assassiné deux ansplus tard, par son neveu Jeun d'Autriche ;( 2 .) il s’éléva une rixe furieuse à Bâle , en-tre ses partisans, ayant à leur tète les no-bles Schaller et Munchs, et ceux de l’evê-que, soutenus par les bourgeois. Les der-niers ayant eu le dessus, il se jetterent surl’hôtel de Munchs , qu’ils pillèrent, et y dé-foncèrent cinquante tonneaux de vin. Lafamille des Munchs fut trop heureuse d’é-chapper, en passant par les fossés de St.Jean attenant l’hôtel. Aux grandes fêtes dePâques et de Noël , tous les pauvres des en-virons de Bâle , catholiques et non catholi-ques, accouraient de tous côtés à cet hôpi-tal. On leur donnait indistinctement à di-ner, dans de grandes gamelles de bois; unministre Réformé leur faisait la prière encommun , et on congédiait les convives ,quelquefois au nombre de plus de mille, enleur donnant un peu de farine et une pièced’argent. Cette coutume a été abolie pardes raisons d’œconomie. Dans beaucoup d’hô-pitaux on se plaint du manque de fonds. (5.)
12 ». La montagne Nadelberg ou plutôt