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PROMENADE
gauche de la Place est occupé par la grandefaçade de l’arsenal du canton. Je n’entrejamais dans ces sortes d’édifices sans êtreaffecté d’un sentiment pénible. Cet amasd’armes meurtrières, étalées avec faste, ef-farouche le génie ' tutélaire de l’humanité,tandis que l’ange de la mort applaudit parun souris homicide aux préparatifs de sontriomphe. Ici des armes sont rangées, lui-santes et frottées comme les utenciles d’unebatterie de cuisine Hollandaise. Six millefusils, en bon état, 11’attcndent que les bra-ves guerriers auxquels ils sont destinés.On sonne le tocsin, les signaux sont allu-més , des troupes ennemies ménacent lesfrontières; six mille citoyens courageux ac-courent , s’arment, marchent en bataille, enjoue! feu! tous les coups portent six milleaggresseurs mordent la poussière ! Ceux quisont morts ne reviennent pas! Comme ledisait éloquemment, le citoyen Jicirrere duvieux Sac y tout le reste éperdu prend lafuite. Mes dits Sieurs des alliances , (c’estainsi qu’on nommait à la bataille de Mari -gnan les Suisses confédérés) vous êtes licen-ciés, retournéz dans vos foyers. Tel étaitle résultat ordinaire des guerres de nos an-
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