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Tome I.
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PITTORESQUE.

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ges (le saints, de hures de sangliers, de têtesde cerfs, et des armures des anciens cheva-liers suspendues aux murs. (8.) Je my figu-rais voir les nobles matrones, habitantes decet antique manoir, avec un grand trous-seau de clefs et un chapelet à la ceinture :occupées à filer, avec leurs filles ; ou celles-ci brodant quelque écharpe pour leurs amans.Ou plutôt aidant leur mère à préparer lesconfitures ou les remedes pour le château.Tandis que les preux chevaliers passaientleur temps à vuider des brocs de vin, Ilam-pen, à jouer aux dés, et à raconter leursexploits de guerre ou de chasse. Si quel-que chose pouvait diminuer la mélancoliede ce séjour, cétait la beauté de la vue. Duncôté se développe un riche passage, parse- de villages, qui sétendent jusques auxdernières bases du Jura ; et de lautre onapperçoit Bâle , ses tours gothiques, et lesbelles plaines de VAlsace arrosées par leRhin ,

Ici cest un hameau quun bosquet environne,

de ses hautes tours, la cité se couronne,

Et lardoise azurée, au loin frappant le* yeux ,Court en sommet aigu, se perdre dans le* cicux.

Poilue des Jardins.

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