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Tome premier.
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DU QUINZIÈME AU DIX-HUITIÈME SIÈCLE. 21

Le reste entier de l’hôtel que nous décrivons n’aurait-il aucune espèce de valeur,serait-il dépourvu de tout intérêt artistique, que le splendide portique de l’entrée suf-firait certainement, seul, à attirer l’attention et à le populariser ; aussi avons-nous repro-duit ce petit monument avec une sorte de prédilection, et se trouve-t-il complété par denombreux détails. Notre planche 5 montrera l’ensemble de cette gracieuse partie del’hôtel, que nous ne voulons même pas essayer de décrire. Avec toutes les gravures quenous en avons faites, ce serait entreprendre une besogne inutile; nous nous borneronsseulement à indiquer au lecteur les planches et les figures qui en traitent. Ainsi, laplanche 6 laisse voir une coupe faite sur l’arcade centrale, tandis que les planches 4,7et 9 montreront : la première, le plan isolé du portique avec son charmant petit plafond;la seconde, un grand détail de l’ordre adopté, et la troisième, les profils divers desmoulures qu’on y voit employées; une dernière planche représente enfin deux des figuresou renommées sculptées dans les écoinçons des arcades. Ces figures sont d’une assezbonne exécution et pour la plupart heureusement drapées. Les deux renommées de

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l’arcade centrale ont en main des couronnes et des palmes ; tandis que les quatre autres,munies également d’une branche de laurier, soutiennent à la clef de l’arc le chiffre queM. le comte de Vogué nous dit être celui d’Estienne Bouhier et de ses deux femmes.Enfin, si par surcroît d’intérêt on veut aussi examiner, consulter la frise et la cornichegénérale, on en trouvera, comme complément de nos planches, des fragments dans cetexte même (fig. 1 et 2). Ajoutons encore, et pour en finir avec le vestibule de Y hôtel,que ce charmant petit édifice a le rare bonheur d’être parfaitement conservé ; tout y estintact et comme fait d’hier. 11 n’a pu échapper, cependant, à une espèce de badigeonrouge, assez innocent, du reste, dont il a été revêtu il y a déjà bien des années ; parbonheur, les intempéries des saisons, d’accord en cela avec le bon goût, sont venuesenlever presque complètement cette singulière enluminure et laisser enfin à la pierre sariche et belle couleur naturelle.

Si nous examinons maintenant la porte principale de l’hôtel, faisant également partiedu portique, nous ne pourrons lui refuser d’être à la fois très-remarquable et très-originale ; les lignes en sont sévères et F ornementation abondante. C’est surtout, il noussemble, devant ce détail extérieur de la vieille demeure, que l’on peut reconnaître lesceau de la féconde et puissante école des dernières années de la Renaissance, dont laville de Dijon et toute la haute Bourgogne ont conservé de si beaux exemples. Toutefois,