28 PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS
si devant ce riche motif nous devons admirer sans réserve sa masse imposante et vigou-reuse, la fine et délicate menuiserie de la porte proprement dite, ainsi que maints détailsde sculpture, nous oserons avouer, cependant, que nous n’aimons pas beaucoup le grandfronton circulaire qui succède immédiatement au cintre de l’ouverture et vient produireun espace de forme étrange, que les claveaux à bossages et les guirlandes de fruits réus-sissent difficilement à orner. L’arrangement de ces claveaux et des bossages des pieds-droits ne laisse-t-il pas aussi un peu à désirer? Ne voudrait-on pas, dans toute cette porte,un peu plus de finesse, un peu plus d’élégance? Quoi qu’il en soit, et malgré nos cri-tiques, peut-être hasardeuses, hâtons-nous de dire que l’ensemble de cette porte produit
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un très-bon effet, et pourrait, intelligemment interprété, fournir une excellente décora-tion de grande porte (voy. pl. 3).
Puisque nous contemplons du dehors le vieil hôtel bourguignon, c’est peut-être le casde signaler sa riche couverture en tuiles vernissées, dont l’effet est des plus pittoresques.Les entrelacs, formés de tuiles de couleurs différentes : jaune, vert, rouge et noir, sontd’un dessin très-ingénieux et peu commun, bien que les couvertures de ce genre soienten assez grand nombre dans la vieille cité dijonnaise. Notre planche 10, chromolitliogra-phiée, montre un fragment de cette toiture, dont les vives couleurs, hélas ! se ternissentet s’effacent chaque jour. Enfin, un petit croquis sur bois (fig. 3) représente un des gra-cieux épis de plomb repoussé qui couronnent encore, à cette heure, les combles émaillésde l’hôtel.
Nous avons dit plus haut que toutes les ouvertures, portes, fenêtres ou lucarnes del’édifice que nous décrivons, étaient jpour la plupart dissemblables et variées à l’infini.Cette variété devient même le caractère principal de la décoration employée dans cetteconstruction. Bon nombre de ces ouvertures, reproduites à une assez grande échelle