DU XV e AU XVIII e SIÈCLE.
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les pas se dirigent à l’intérieur du parc, vers les villas de la colonie. Une fois entrédans l’enceinte, on aperçoit un tapis vert étendant son lin gazon au milieu de l’ave-nue, et bordé à droite et à gauche d’un chemin assez large, entretenu avec le plusgrand soin.
Ce gazon est interrompu par le rond-point circulaire mentionné plus haut, et aumilieu duquel est creusé un ridicule bassin moderne. O 11 a alors devant soi, en B, lagrille d’honneur, et au fond la perspective du château. Il faut bien en faire l’aveu,à côté de cette villégiature mesquine et bourgeoise, taillée dans l’immense parc d'undomaine princier, l’aspect du château prend quelque chose de vraiment saisissant quien impose. On est tout surpris de le voir se dessiner à l’horizon : c’est le grand sièclequi se dresse tout à coup, devant l’imagination, à côté de vulgaires et prétentieusesmaisonnettes qu’on oublie vite, du reste, ainsi que tout témoignage de notre viemoderne ; on se sent vieillir de deux siècles. Cette première impression subie, on veutexaminer, on veut étudier, avant de franchir la grille d’honneur, ces deux pavillons quil’accompagnent ; constructions déjà fort remarquables, ornées aux angles de colonnesdoriques, entre lesquelles est ouvert un passage. Leur décoration est soigneusementétudiée, et, par sa belle simplicité, laisse déjà pressentir la noble et sage ordonnancedu château des Longueil. Il est à remarquer que les deux façades de chacun de cesédicules sont dissemblables. La face extérieure est ornée de colonnes couronnées parun élégant amortissement. Une sorte de fronton circulaire, dont le tympan contenait,selon toute probabilité, les armes du président de Maisons, se dresse au-dessus del’ouverture, en rompant la ligne de la corniche ; des plaques saillantes, disposées entrele passage et les colonnes d’angles, laissent saillir un simple mufle de lion. Si les façadesextérieures que nous venons de décrire sont privées de fenêtres, les faces latérales etpostérieures montrent, en revanche, que les bâtiments sont habités : deux longuesouvertures correspondent aux plaques décoratives dont nous venons de parler, et,près d’elles, un pilastre faisant office de contre-fort vient renforcer les angles dubâtiment : une simple, mais élégante petite lucarne se dresse au-dessus de la portecentrale, et éclaire les combles : on lit à la base de chacune des lucarnes (il ne fautpas oublier qu’il y a deux corps de logis) les inscriptions suivantes. — Au pavillonde gauche : PRINCIPIA RERVM AU FAMAM DIRIGEAI)A — 1651, — et à celuide droite : SYYM GVIQUE DEC Y S POSTERITAS DEPENDE! — 1651.
Ces deux pavillons fermaient autrefois les deux avant-cours, remplacées à présentpar un immense parterre de verdure (voyez, planches XY et XYI, le plan et les éléva-tions de ces pavillons). Disons tout de suite qu’eu G du plan général, existent encore desbâtiments de dépendances, élevés en même temps que les constructions principales,mais sans aucun intérêt artistique.
Nous parcourons maintenant les deux allées de marronniers qui conduisent auchâteau. Sur la gauche (en E du plan), on aperçoit un reste de bâtiment, une sorte•de ruine à l’aspect singulier : ce sont les débris de ces écuries dont nous avons parléplus haut, bâtiments admirables dont on ne saurait trop déplorer la destruction. Robert