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Tome deuxième.
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DU XV e AU XVIII e SIÈCLE.

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les pas se dirigent à lintérieur du parc, vers les villas de la colonie. Une fois entrédans lenceinte, on aperçoit un tapis vert étendant son lin gazon au milieu de lave-nue, et bordé à droite et à gauche dun chemin assez large, entretenu avec le plusgrand soin.

Ce gazon est interrompu par le rond-point circulaire mentionné plus haut, et aumilieu duquel est creusé un ridicule bassin moderne. O 11 a alors devant soi, en B, lagrille dhonneur, et au fond la perspective du château. Il faut bien en faire laveu,à côté de cette villégiature mesquine et bourgeoise, taillée dans limmense parc d'undomaine princier, laspect du château prend quelque chose de vraiment saisissant quien impose. On est tout surpris de le voir se dessiner à lhorizon : cest le grand sièclequi se dresse tout à coup, devant limagination, à côté de vulgaires et prétentieusesmaisonnettes quon oublie vite, du reste, ainsi que tout témoignage de notre viemoderne ; on se sent vieillir de deux siècles. Cette première impression subie, on veutexaminer, on veut étudier, avant de franchir la grille dhonneur, ces deux pavillons quilaccompagnent ; constructions déjà fort remarquables, ornées aux angles de colonnesdoriques, entre lesquelles est ouvert un passage. Leur décoration est soigneusementétudiée, et, par sa belle simplicité, laisse déjà pressentir la noble et sage ordonnancedu château des Longueil. Il est à remarquer que les deux façades de chacun de cesédicules sont dissemblables. La face extérieure est ornée de colonnes couronnées parun élégant amortissement. Une sorte de fronton circulaire, dont le tympan contenait,selon toute probabilité, les armes du président de Maisons, se dresse au-dessus delouverture, en rompant la ligne de la corniche ; des plaques saillantes, disposées entrele passage et les colonnes dangles, laissent saillir un simple mufle de lion. Si les façadesextérieures que nous venons de décrire sont privées de fenêtres, les faces latérales etpostérieures montrent, en revanche, que les bâtiments sont habités : deux longuesouvertures correspondent aux plaques décoratives dont nous venons de parler, et,près delles, un pilastre faisant office de contre-fort vient renforcer les angles dubâtiment : une simple, mais élégante petite lucarne se dresse au-dessus de la portecentrale, et éclaire les combles : on lit à la base de chacune des lucarnes (il ne fautpas oublier quil y a deux corps de logis) les inscriptions suivantes. Au pavillonde gauche : PRINCIPIA RERVM AU FAMAM DIRIGEAI)A 1651, et à celuide droite : SYYM GVIQUE DEC Y S POSTERITAS DEPENDE! 1651.

Ces deux pavillons fermaient autrefois les deux avant-cours, remplacées à présentpar un immense parterre de verdure (voyez, planches XY et XYI, le plan et les éléva-tions de ces pavillons). Disons tout de suite queu G du plan général, existent encore desbâtiments de dépendances, élevés en même temps que les constructions principales,mais sans aucun intérêt artistique.

Nous parcourons maintenant les deux allées de marronniers qui conduisent auchâteau. Sur la gauche (en E du plan), on aperçoit un reste de bâtiment, une sortede ruine à laspect singulier : ce sont les débris de ces écuries dont nous avons parléplus haut, bâtiments admirables dont on ne saurait trop déplorer la destruction. Robert