DU XV e AU XVIII e SIÈCLE.
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de beaux noms, une monographie architecturale consacrée à un monument duxvii® siècle, et à un monument édifié par François Mansart .
Ainsi, statues admirables, s’ajoutant à une ornementation féconde et soignée, auxciselures du fer, aux tableaux, aux tapisseries, aux distributions savantes, aux lignesà la fois élégantes et sévères, tel est en résumé ce magnifique édifice. Des bois précieux,employés en lambris, en meubles, en panneaux appliqués sur les murs, des marbresrares se substituant aux matières moins nobles pour les décorations intérieures, le fer et lebronze prodigués avec intelligence pour les rampes, les portes et les grilles, voilà ce quepartout on rencontre, et cela non pas dans un étroit espace, mais dans une vaste et spa-cieuse demeure. Voilà ce qu’on faisait au xvn e siècle. Temps heureux pour l’architectureappelée à montrer son génie dans des conceptions étendues que des trésors abondantspermettaient de réaliser.
À présent, les fortunes sont médiocres; médiocres aussi sont les constructions. Deshôtels étroits et peu profonds, des châteaux prétentieux et souvent sans originalité.Voilà le plus grand effort de notre époque, toutes les fois qu’il s’agit d’architectureprivée. Sans doute, il y a matière encore à montrer son talent; et nous connaissonsplus d’une construction moderne où des proportions heureuses et un style élégantrévèlent le feu sacré chez l’artiste qui l’a bâtie. Mais où sont les grands aspects, lesbelles façades largement déployées, et ces majestueux ensembles où se combinaient,où se fondaient, dans un tout harmonieux, les traditions des anciens et les inventionsdes modernes? L’argent est le nerf de l’architecture; et qui peut consacrer présente-ment à se bâtir une demeure les six millions — c’est-à-dire quinze de nos jours, —dépensés à Maisons par le président de Longueil ?
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