I)IJ XV e AU XVIII e SIÈCLE.
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consultant les registres de la paroisse* où les allées et venues de Sa Majesté, dans leursrapports avec ce territoire, sont soigneusement enregistrées.
Arriva enfin le moment où le château neuf fut entièrement déserté et où Louis XIV établit sa cour dans le vieux château. Cet abandon tient sans doute au peu de solidité dela demeure de Henri IV , solidité compromise par la façon hâtive dont le palais avait étébâti, et compromise également par la nature du terrain qui allait toujours en pente et enpente rapide vers les bords do la Seine . Les murailles se lézardaient. En 1649, on vits'écrouler une des rampes qui reliaient au 11 cuve la façade occidentale, et elle ne fut.relevée qu’en 1660.
Dès lors, le château neuf resta désert, sauf quand le clergé de France y tenait lesassemblées quinquennales. En 1682, il y arrêta les bases de ces fameuses libertés galli-canes auxquelles Bossuet a attaché son nom et qui furent homologuées par le roiLouis XIV , ce roi si absolu et si ami de son indépendance, le 20 mars 1683, dans unédit daté de Saint-Germain en Laye.
Nous avons nommé Bossuet en parlant du château neuf, et au sujet des assemblées duclergé gallican. II faut encore le nommer si nous voulons être complet, et surtout si nousvoulons recueillir un des souvenirs les plus intéressants, les plus dignes qui puissenthonorer cette résidence.
Dès l'année 1672, Bossuet avait ouvert, dans ce palais, des conférences religieusesauxquelles prenaient part les hommes les plus éminents de son époque, dont quelques-unssont à présent oubliés — Fénelon , Pélisson, les abbés de Langeron, de Languerne,Benaudot et de la Brosse, la Bruyère, Cardemoy. « On commença, dit M. de Beausset,l'écrivain qui fait autorité pour la vie de l’évêque de Meaux , on commença par la lectured’Isaïe . On se servit d’un exemplaire de la grande Bible de Vitré qui appartenaità Bossuet et dont les marges offraient tout l’espace nécessaire pour recevoir les notes' qui devaient être le résultat de ces utiles discussions, et transcrire, au retour de chaquepromenade, des notes à la marge, à mesure qu’elles étaient convenues et arrêtées. Cespromenades et ces lectures, continuées pendant une longue suite d’années, produisirentles notes et les commentaires de Bossuet sur les différentes parties de la Bible .
» La cour ne tarda pas à être instruite de l’objet de ces savantes réunions. Elle étaitalors dans tout son éclat (de 1672 à. 1679), et c’était sans doute un spectacle extraordi-naire de voir au milieu des fêtes et des plaisirs qui se succédaient dans ces lieux enchantés,Bossuet , la Bible à la main, méditant sur des vérités qui ne passent point, à l’ombre deces belles forêts qui avaient vu tant d’âges et de choses, et qui devaient voir encore tantde viscissitudes et de catastrophes.
» Mais tel était l’esprit du siècle où Bossuet vivait, qu’un contraste qui n'aurait paruque singulier et bizarre un siècle plus tard, offrit à la cour de Louis XIV un spectacleauguste et imposant. Gomme le cortège qui accompagnait Bossuet dans ces promenadesétait en grande partie composé d’ecclésiastiques, une voix s’éleva pour donner le nomde concile à cette respectable société, et cette dénomination lui resta pendant toute lavie de Bossuet . »
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