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DU PENDULE A SECONDES,dans un c’imat moins sévère. 11 en partit à regret, en me laissant,de la part de son père, toutes les autorisations, et même tous lessecours dont je pouvais avoir besoin. Ce fut alors que, resté seul, jepus apprécier combien il était heureux pour moi d’être venu habiterchez M. Edmoriston. La bienveillance de cet excellent homme semblaitcroître avec la difficulté de ma position. Je ne pouvais observer seul,au cercle répétiteur, dont la manoeuvre exige deux personnes, unequi suit l’astre, l’autre qui note les indications du niveau. M. Edmonston,qui s’intéressait à mes travaux autant que môi-même, me suggéral’idée d’employer, pour cette dernière partie de l’observation, un jeunecharjxmtier, qui nous avait déjà donné des preuves de son intelligenceet de son adresse, en remontant notre observatoire, et qui, d’ailleurs,comme tous les paysans d’Ecosse et même de ces îles, savait fort bienlire, écrire et compter. Je suivis cet avis; et, ayant réduit la tachede mon nouvel assistant à ce qu’elle pouvait être de plus simple, j’es-sayai de lui en donner quelques leçons peu de jours avant le départdu capitaine Mudge. Il réussit très vite, et peut-être mieux qu’un aideplus savant n’aurait pu le faire; car il observait et marquait mon niveauavec toute la fidélité d’une mécanique; et, pour rien au monde, nonpas même pour seconder mon impatience à observer, il n’aurait ad-mis mes résultats comme bons, avant qu’ils fussent strictement dansles conditions que je lui avais prescrites, c’est-à-dire avant que labulle du niveau fût parvenue à une parfaite immobilité. Toutefois,comme il faut bien se réserver quelques vérifications quand on veutfaire d’un charpentier un astronome, j’avais, entre les nombres qu’ilécrivait, certaines relations qu’il ne soupçonnait pas, et qui m’auraientindiqué ses erreurs, s’il en avait commises. Cela arriva quelquefois dansles commencemens; et il était toujours fort surpris (pie je pusse ainsireconnaître et redresser une faute, que lui-même n’avait pas aperçueen la faisant, et que moi, je n’avais pas vu faire. Mais, au bout dequelques jours, ma science occulte n’eut plus aucune occasion de semontrer. Avec cette assistance utile et sure, je parvins à réunir, endeux mois, trente-huit séries du pendule, chacune de cinq ou sixheures, quatorze cents observations de latitude en cinquante-cinq sé-ries, prises tant au sud qu’au nord du zénith, et environ douze centsobservations de hauteurs absolues du Soleil et des étoiles , pour réglerla marche de mon horloge. D’après cela, on conçoit que je ne faisais