DES ARTS ET DES SCIENCES. 4?des fours d’Egypte, a rendu les plus grands services à l’histoire naturelle , parses recherches curieuses fur les insectes. D’autres naturalistes ont ttaité desquadrupèdes, des oiseaux - des reptiles, des montagnes , des coquillages,des minéraux, des fontaines, Sc de toutes les productions naturelles. M. Piuchea réuni tous ces matériaux épars , en un corps ouvrage , Sc eri a formé lelivre du SpeElacle de la nature , dont les premiers volumes font fort estimés.
Le cabinet d’histoire naturelle du Roi au Jardin-Royal à Paris, est un dôces établiísemens qui doit son étendue aú goût de Louiá XV pour le pro-grès des sciences. Par la multitude d objets qu il renferme en tóUt genre,il est devenu, en quelque se r te, le temple de la nature. Il n’y á, dans lespays étrangers, aucune collection qui en approche. L’ordre qu on y remar-que est admirable : les règnes minéral, végétal Sc animal y sent arrángés métho-diquement , en gertre, eh classes Sc en eípèces, de la façon la plus conve-nable à i’étude de cette science. Chaque individu porte íá dénomination,Sc est placé avec ordre separément, sens des glaces avec des étiquettes, dansde vastes appartemens décorés d’une manière relative au sujet. Ce cabinet aencore été augmenté par la collection unique d’oiseaux que M. de Réaumuravoit raísemblés, avec tant de seins Sc de dépenses, de toutes les parties dumonde. Rien n’est plus digne des regards de tout Tunivers que ce superbespectacle;
On connoît le livre célèbre que MM. de Buffon Sc d’Aubenton ont entre-pris à cette occaíìon ; c’est-à-dire, l’Histoire naturelle , générale & particulière ,avec la description du cabinet du Roi j ouvrage qui est écrit avec autant deforce que de graCe ; ou son trouve exprimé, avec une magnificence d’ídéesSc une élégance admirables, non seulement tout ce que la physique a de pluèintéressant > mais encore tout ce que la philosophie a de plus grand Sc deplus sublime.
A la tête de ce livre, on remarque un íystême qui a bien de la vraisem-blance , su t la théorie de la terre , Sc fur la formation d.e son premier état &de ses inégalités.
M. de Buffon, auteur de cette partie, prétend que la portion de notreglobe, actuellement sèche Sc habitée, a long-temps séjourné fous les eauxqui font successivement inondée. Il apporte pour preuve cette quantité pro-digieuse de coquillages qui se rencontrent de toutes parts. Il croit qu’iln’y a que les eaux seules qui aient produit tous les changemens Sc les inéga-lités que l’on voit fur la surface de la terre ; Sc q« e routes les montagnesn’ont pu être formées que par les ondes de la mer, dont le fond étant remuépar l’agitation des eaux , fait nécessairement des transports de vase , decoquilles Sc d’autres matières qui se déposent en forme de sédiment. Lesraisons de cet académicien paroissent très-convainquantes : il les tire, i Q . dé
N