TABLEAU DU PROGRES
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ARTICLE IV.
JL a découverte de la circulation du íang faite vers la fin du siècle de Louis XIII>& reconnue par toute P Europe fous le règne de Louis XIV, promettoit à lamédecine des progrès dont elle ne tira pas alors tout le fruit qu on avoir lieud’en attendre. Les íystêmes ont pris la place de f observation. La phy-sique de Deseartes Sc la matière subtile ont embrouillé le méchaniíine des or-ganes , loin de les éclaircir*
C est véritablement seus ce règne que ìa médecine a acquis de très-gran-des connoissances dans les différentes branches dont elle est comme le tronc.L’anatomie a fait les plus importantes découvertes. MM. Duverney, Winslow,Ferrein Sc Petit - ónt aíïuré à cette science toute la consistance Sc la certbrude dont elle jouit (a).
M. Geoffroi, dans fa Matière médicale, un des meilleurs livres de médecinequi ait été fait Z a réuni précisément ce qu il y avoir d’utile Sc de nouvelle-ment découvert»
Plusieurs dé nos médecins ont produit des ouvrages généralement estimés ,qui ont enrichi la médecine pratique. M. Hecquet a fait un Traité des malax-âtes de Vestomac > Sc des réflexions excellentes fur Vahus des purgatifs ; ouvra-ges quip aíseront à la postérité. U Economie animale de M. Helvétius, son Traitédes maladies , ses idées fur la petite vérole , ont éclairci des faits très-importans.
J/ufage des saignées , livre de M. Siiva , continue d’être fort recherché,'Cest à ce grand praticien qu on est redevable de tout ce qui a para depuisfur cette matière si épineuse par elle-même, Sc qui est portée présentementjusqu à 1 évidence Sc à k démonstration*
M* Astruc a produit un chef-d'œuvre d’érudition Sc de soience fur les mala-dies vénériennes * Le stile, l’ordre de cet ouvrage, son utilité, fa méthode ,la notice qu’on y trouve des auteurs qui ont écrit fur la même matière, ferontdans tous les temps honneur à ce médecin* C’est dans ce traité qusil con-jeélure que les maladies vénériennes n’auront qu’un période, de même que lalèpre des anciens, attendu que leur malignité paroît diminuer de jour en jour.Son Traité des tumeurs, ses Réflexions fur les maladies des femmes , ont confirméla réputation qu’ii s’étoit acquise.
M. Chirac a laiífé un Traité fur les jïevres malignes , où il établit avec
(a) Voyez les Œuvres de M. Duverney , YÉx-pofaion anatomique de IVinflow , les découvertes deM* Ferrein fur l'Organe de la voix, les Mémoires ds
Vacadémie des Sciences , la nouvelle édition de l’A-natomie de Palfin, par M. Antoine Petit.
évidence