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Monumens érigés en France à la gloire de Louis XV / Pierre Patte
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DES ARTS. ET DES SCIENCES.

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V.

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epuis M. de Tournefort, auquel cette science a de si grandes obligations tun grand nombre de nouveaux genres de plantes, darbres Sc darbustes étran-gers , a considérablement augmenté nos richesses botaniques. M. Duhameldu Monceau , dans fa. Physique des arbres , a donné plusieurs observationsimportantes fur cette partie. On y trouve un traité complet de la greffe#avec des découvertes fur la formation des couches ligneuses , Sc laccroif»serr.ent des arbres tant en hauteur quen grosseur. Il y a auffi détaillé clai-rement ce qui regarde la transpiration des plantes Sc leur fécondation. Ortdoit à cet académicien des recherches fur tous les arbres Sc arbrisseaux étran-gers qui peuvent supporter nos hyvers , Sc fur lufage qu on en peut faire dansnos parcs Sc dans nos jardins. Cest par ses conseils qu on a cultivé, dansnos climats ,1e platane , dont il a été fait en différeras endroits des plantationsconsidérables, de même que les peupliers de Virginie Sc de Lombardie, lescèdres du Liban , les tulipiers Sc autres. Rien nefl, fans doute, plus extraor-dinaire que de voir , dans les environs de Paris , des jardins uniquementornés ffarbres Sc darbustes étrangers, comme û lon étoit transporté dans lesIndes par enchantement (u).

M. Adanfon vient de donneraupublic, ffaprès les observations de M. Ber-nard de Juffieu, tine méthode nouvelle , qui ne sattache pas seulement auxfleurs, comme on faifoit précédemment, mais encore aux différeras produitsde la fructification Sc des organes de la génération. Cet ouvrage, qui estintitulé Familles des Plantes , facilite beaucoup létude de cette seience , Scest très-commode pour les faire reconnoître ; de sorte quen se servantfa méthode , on fait plus de progrès en six mois dans la botanique, quonnen faifoit précédemment en deux ans.

Indépendamment des secours que la médecine peut tirer de la connoissancédes propriétés des différentes plantes, on les a encore fait servir à lágrémencdes jardins. A l aide des ferres chaudes, on est parvenu à multiplier les pro-ductions étrangères, au point de pouvoir les employer en été pour orner lesparterres# Sc former, par leur variété, un spectacle vraiment curieux. On aimaginé de faire jufquà des horloges botaniques. Bar diverses observations »on a reconnu quil y a des plantes qui changent de situation, ou qui épanouis-

(a) Tels font les Jardins botaniques de Tria-de M. le duc dAyen à Saint-Germain-en-Laye ; de M< de Bombarde, à la barrière de

non

Vaúgirard ; de MM. de Jansin , à la grille dsChaiîlot, 8e dans le fauxboutg Saint-Germain j Scde M. Duhamel, à Denainvilliers,