DES ARTS ET DES SCIENCES. 59toute la dextérité possible, la cornée transparente , Sc à extraire le crystalliáde la chambre postérieure de l’œií.
D’habiles chirurgiens , exercés dans l’anatomie, íè font appliqués àperfectionner la cure des hernies. M. Martin, maître en chirurgie , estle premier qui ait présenté à f académie des bandages élastiques , qui ontété généralement adoptés. Ces bandanges compriment exactement leshernies , dans toutes les attitudes Sc les différens mouvemens auxquelsle corps peut fe trouver exposé : invention efficace pour mettre en furetsla vie de ceux qui font affligés de ces maladies. D’autres, fans bandages apassent pour avoir trouvé le moyen de les guérir radicalement.
Les maladies des dents étoient autrefois abandonnées à des bateleurs >qui, montés fur des tréteaux , attroupoient le peuple dans les places Sc dansles carrefours. C’est M. Fauchard qui le premier a étudié ces maladies, Sca fait un art de leur cure : après lui, M. Bunon, chirurgien-dentiste , a rendules plus grands íèrvices à cette partie de la chirurgie. Il a fait, fur les mala-dies des dents, depuis leur germe dans le fœtus, jusqu à sage le plus avancé ,un essai dont les maîtres de l’art font le plus grand cas : on y remarque ladécouverte importante de f origine de f érosion, maladie des dents qui consistedans l’inégalité de leur émail, Sc dont la carie n’est que la fuite ordinaire.Ce chirurgien démontra que f érosion a ion principe dans les maladies de l’en-fance ; que la petite-vérole Sc la rougeole fòrìt principalement impression sucles dents ; Sc que, si l'sn étoit plus circonspect dans le choix des nourrices,on éviteroit, ou du moins on éloigneroit les maladies qui proviennent de lamauvaise qualité des dents , Sc qui tourmentent si cruellement.
C’est ainsi que toutes les parties de la chirurgie ont reçu des accroiíîèmens (a).Ce qui met le sceau au degré d’estime où cet art est parvenu en France, estl’emprestèment des plus fameux médecins Sc chirurgiens étrangers, pour êtrealïòciés à notre académie de Paris.
Ensin, il n’y a pas jusqu’aux instrumens de chirurgie que Ton ne fabrique danscette capitale, chez différens couteliers, avec une perfection qu on ne trouvenulle part.
(a) Les brutes mêmes ont excité l’attention dugouvernement. M. Bourgelat. écuyer du Roi, afondé une école à Lyon, qui a pour objet letraitement & la connoiflance des maladies qui af-fligent les animaux les plus dignes de nos foins.Le but de cet établissement est d’envoyer ses élè-
ves par tout le royaume où il règne des maladiesépidémiques fur les bestiaux. Les avantages quecet établissement â déjà procurés à quelques-unesde nos provinces , ont déterminé Sa Majesté,en 1762, 3 le prendre sous fa protection , & à Té-riger en Ecole Roy de vétérinaire'.
vw
m