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ÉRIGÉS A LOUIS
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étions à Fontenoy, à Lawfeid, lorfqu’il donna, à une armée formi- «dable, l’exemple des vertus guerrières ; Sc ne laissa de ressource à des «nations humiliées, que dans fa modération Sc fa clémence. Nous la- «vons vu, à l’éclat des triomphes, ajouter la rapidité des conquêtes ; (cemporter d’assaut une forteresse (u), contre laquelle f expérience des ccplus grands capitaines avoit échoué jusqu à nos jours. Et quel fruit ccexigea-t-il de tant de prospérités ì la feule douceur de rétablir le calme ccdans nos provinces, en pacifiant toute l’Europe. cc
Qui fçait mieux que vous , Monseigneur (b) > ces campagnes ccglorieuses que l’histoîre célébrera à jamais ? Vos talens dans la guerre ccvous avoient approché de votre Monarque ; il vous confioit les ordres ccqui préparoient ou décidoient les batailles ; vous raccompagniez dans ccfes victoires ; il vous combla de faveurs à son entrée triomphante dans ccTune de fes conquêtes ; Sc bientôt, pour prix du zèle que vous aviez ccfait éclater fous fes yeux , il augmenta le grade militaire dont il avoit cc
honoré vos premiers services.
Les exploits de Loois XV ne sont pas seuls préscns à nos esprits • «û est un événement dont la mémoire nous est infiniment précieuíe. «Rappellez-vous, Messieurs, le jour fortuné où votre Souverain dai <gna paroître au milieu de vous. Lest dans le lieu même où vous ren- 1dez la justice à vos concitoyens, qu’il reçut vos hommages, vos vœux «&les nouveaux sermens d une fidélité in vioiaíilc.C’eíi de ce heu qu’ilfuttémoin de vos fêtes ; qu’il s émut, qu’il s’attendrit aux acclamations "d un peuple empresse ; &, pour tout dire en un mot, qu’il fit brillerles vertus qui sont le bonheur de la France, & qui lui' ont acquis le "titre de Bien-aimé; ^ cc
Ce n’esl qu’aux Princes vertueux, les délices de leurs sujets, que "les monumens sont dus ; & notre Monarque en avoit depuis long-temps d ineffaçables dans nos coeurs : résolue de les rendre publicsnotre compatriote execute nos projets avec autant d’ardeur que de «désintéressement. Quel avantage pour la Patrie, d’admirer, dans ce «chef-d’œuvre de sculpture, le ciseau d’un de ses citoyens. Elle peut sc «glorifier déformais d’avoir produit le rival des Girardons. Déjà elle «
comptoit au nombre de ses artistes, les Vateau > les Pater : mais son «intérêt ne guida, n échauffa jamais le génie de ces hommes célèbres ; «presque tous leurs ouvrages sont perdus pour cette ville ; une mort «prématurée empêcha l’exécution de ceux qu’ils lui destinoient. Sallyplus heureux, consacre à sa patrie le plus noble de ses travaux : il la <t
(a) Berg-op-Zoom assiégé fans succès parleduc de Parme en i;88, & par Spinola en 1622 ,conquis par le Roi en 1747.
(b) M, le prince-de Tingry fut aide-de-camp
di Roi pendant les campagnes de Flandres. IIeut i’honneur de recevoir Sa Majfstê lorsqu’elleentra dans Tournay ; il fut nommé Iieutenanr-géné-ral de fes Armées à la promotion du ro mai 1748.
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