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» décore d’un monument propre à exciter l’émulation de ses conci-» toyens , en leur inspirant l’amour des talens : il leur présente un» modèle capable de former des maîtres dans cet art merveilleux, qui,» en animant le marbre Sc l’airain , contribue à fimmortalité des héros.» Nos annales perpétueront le souvenir d’un jour auffi solemnel. Vous» nous l’avez procuré, Monseigneur, vous en qui nous retrouvons un)> nom 6c des vertus que la France révère depuis son origine ; vous, le)> digne succeííeur d’un père dont la mémoire sera éternellement pré-» eieuse à la nation, auffi bien que chérie de nos habitans ; vous, Mon-» seigneur, à qui les dons du cœur ôc de l’esprit ont mérité les distinct» dons, la faveur, l’amitié de votre maître.
)> Oui, Messieurs , lamifié ; 6c ce mot renferme l’éloge du Monar-» que, en même temps que celui du héros dont je parle. Qu’il est rare» d’avoir fur le trône le cœur ouvert à ce sentiment ! Qu’il est beau de» voir l’amitié récompenser la vertu !
» Agréez, Monseigneur, shommage de ía plus vive reconnoistamz- ce ; tout Valenciennes vous rostre par ma voix en cet instant,z- Souffrez, Monsieur (a), que nous nous acquittions envers vousdu même devoir. Vous avez concouru à ce jour fi mémorable ; 6c» votre bienveillance pouvoit-elle nous manquer, puisqu’il s’agissoit de55 ía gloire du Roi, 6c de l’avantage de cette Ville ?... La Patrie ne parle)) ici, Monsieur , que de vos bienfaits : l’Etat publie assez fans elle lesï) qualités éminentes avec lesquelles vous gouvernez les provinces ; cet» esprit juste , actif , pénétrant, supérieur à votre place, qui traite sans» embarras, 6c toujours avec succès, une multitude d’affaires importan-» tes. Heureux ! st nous jouissions longtemps d’un gouvernement dont» la sagesse a comblé nos espérances.
» Valenciennes noubîiera jamais, Messieurs [b ), que la pompe, la» magnificence de ce jour, les fêtes, les spectacles, l’excès de l’allégresse» publique, que toút cela, dis~je, a couronné l’administration des Ma-» gistrats.... Je m’arrête ici, Messieurs : l’honneur que j’ai d’être assis» parmi vous, ne me permet pas d’être plus longtemps l’interprète de» ma Patrie ; c est à la voix publique d’exprimer les sentimensqui vous-) font dûs cc.
La statue pédestre du Roi ( pi. XVII, ) a environ neuf pieds de proportion.Sa Majesté est représentée en héros de f antiquité , couronné de laurier ,tenant de la main gauche la poignée de íòn épée, qui est commencée à tirerdu foureau, & étendant la droite dans faction de donner des ordres. Elle est
(a) M. le baron de Lucé, à qui la Ville estredevable . ainsi qu’à M. le Prince de Tingry ,de la permission que le Roi daigna accorder de
lui ériger une statue, & du don du bloc de mar-bre qu’il eut la bonté d’y joindre.
(b) MM. les Magistrats.