168 MONUMENS
» STANISLAS vient de f élever , c est dans cette place, dans cette'vastew Carrière [a] que les jours de fêtes vont se multiplier pour toi ; tu verras5> tes peuples s’y rassembler pour célébrer les bienfaits de STANISLAS,» les victoires de LOUIS 8c la naissance de leurs augustes enfans.
» Âu milieu de ces monumens de l’amour de ton Roi, fous ces por-tiques embellis 8c consacrés par les attributs de LOUIS, tes citoyens \s]„ viendront fe délasser de leurs ravaux , Sc s'entretenir de leur bon-» heur; c’estici que la nation trouvera toujours des secours présens dans„ les malheurs publics ; tout est prévu par la sagesse de STANISLAS,« tout est assuré par ses soins les plus tendres; Sc nul membre de l’état„ ne doit plus craindre de demeurer inutile ou malheureux.
„ Ah ! Grand Roi, qu il est doux de vous obéir ! Qu’il vous est aisé» de faire naître les talens Sc d’élever les âmes ! Que votre génie supé-„ rieur connoît bien le grand art de former des Sujets utiles pour vos-z augustes descendans!
» A peine les nations voisines pourront-eìles croire ce que nous voyonsri exécuter fous votre règne ; on les entendra s’écrier avec surprise, en„ admirant ces ouvrages où brillent la magnificence Sc le goût du fìècley> d’Auguste : Nul étranger ne fut appellé pour les construire & pour les-, embellir ; tous les orneme?is qui les décorent surent une source de richesses)> pour les Lorrains ; éclairés par STANISLAS, ses sujets parvinrent à)> la perfection de tous les arts , & les trésors , prodigués pour ces ouvra -» ges immenses , ne sortirent point de V intérieur de ses états . C est ainsi„ ( diront-ellesencore ) que Iémulation, Vindustrie & Vamour du travail» naissent sous Vempire des grands Rois ,* défi ainfi que les vraies richeses» Tune nation s’accroissent par les foins prévoyans du sage.
-, Cette même émulation, SIRE, ce sentiment, ce beau feu si na-» turel à cette noblesse illustre qui soutient dignement la gloire de tant^ de noms révérés ; c’est cette émulation, animée fans cesse par vos» regards, qui caractérise déjà les Lorrains parmi les autres nations de» TEurope ; attachés à vous plaire, puisant leurs sentimens dans votre)) cœur, déjà l'on ne distingue plus les Lorrains des anciens Sujets de» LOUIS ; tous s empressent également à participer à la gloire d’un aulïï)) beau règne.
„ Déjà les noms inscrits depuis tant de siècles dans les fastes de l’Auf-3) trafic, parent la liste des chefs de nos guerriers ; nos cohortes les plus5) formidables s’honorent de voir à leur tête les neveux de ces braves„ chevaliers qui combattirent fous les ordres de Godefroi, 8c fous les)> étendarts de Philippe (a) ; cette phalange si digne par ses actions bril-
( a ) Cette Carrière immense, aujourd’hui très-décorée, servoit autrefois aux joutes & aux carou-sels, & conserve l’ancien nom de Carrière.
(ù ) O Melibœe Deus nobis hœc otia fecit.
(c) Les chevaliers Lorrains fe font fort distin-gués dans les anciennes Croisades.
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