ÉRIGÉS A LOUIS XV. xó 9
íantes de pórter le nom de son maître ; cette école d’une haute «noblesse destinée aux premiers emplois, s’applaudit de voir leurs enfans «fous ses drapeaux. (C
Déjà la cour de LOUIS voit lés Lorrains partager avec nous les re- ccgards Sc les faveurs de ce grand ROI, ils accourent aux pieds de notre «auguste Reine, ils jouissent du bonheur de la voir Sc de f entendre ; ils «adorent avec nous les vertus célestes Sc toujours aimables que le ciel, «prodigue pour elle de ses trésors, se plût à verser dans une si belle a me, «Ils cherchent, ils aiment à reconnoître les traits chéris de leur bien- (Çfaiteur dans ce grand Prince, que l’esprit de sagesse éclaira dès l’en- «fan ce, Sc dont les premiers pas dans les sentiers de la gloire l’annon- cc. cèrent à l’Univers comme le digne fils d'un héros : suivant LOUIS ccdans ses campagnes, marchant à ses côtés dans les batailles, intrépide acomme lui dans les périls; comme lui modéré dans la victoire ! Heu- «reux sils ! Heureux époux í Père fortuné í Ce Prince auguste est la- ccm ou r, il est fans cesse l’exemple des fídèles sujets de LOUIS ; ses enfans {Çassurent le bonheur de la France ; ils font déjà notre félicité. 11 n’est ccplus de père aujourd’hui qui puiste soupirer en secret sur la charge trop ccpesante d’une nombreuse famille ; il ne doit plus penser qu’au bon- ccheur de l’élever pour servir des Princes qui nous font si chers. (Ç
A leur vue, au milieu d’une cour parée par cette auguste famille, qui ( crassemble les grâces les plus touchantes Sc les vertus les plus sublimes ; at- «tachés à son service; à l’aspect des honneurs, des emplois éclatans, des (Crécompenses qui nous attendent; aujourd’hui membres d’un état'libre <cSc storisant, gouverné par l’autorité la plus légitime, parles loix les ccplus sages, par le plus grand Sc le plus aimé des maîtres , on entend (Cles Lorrains s’écrier avec nous : Que nos fermens nous font chers Sc (Csacrés ! Que nos liens font doux ; ils ne se font sentir que par notre (C
bonheur ! {C
Telle est la voix du cœur', ce cri si tendre de la nature que l’amour (Cseul peut exciter. Tels font les transports que nous font éprouver nos ( cmaîtres, lorsque nous approchons de leur personne sacrée. Mais qui (Cpourroit exprimer ceux de notre ame, lorsque nous les voyons com- (Cbattre à notre tête, Sc voler à la victoire ? Tout notre sang enflammé (Çdans nos veines, brûle alors de se répandre pouf eux, nous ne for-mons des vœux que pour des têtes si chères, nous ne voyons pointles traits qu’on nous lance, nous ne voyons que les lauriers que nous (Csommes sûrs de cueillir fur leurs pas. (€
Aujourd’hui, prêts à voler au premier signal de LOUIS, je l’avoue, ccSIRE.... peut-être une trop grande ardeur nous fait-elle desirer de le ccrecevoir ; mais digne image de la divinité, le vainqueur de Fonte- «
Vv