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Monumens érigés en France à la gloire de Louis XV / Pierre Patte
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MONUMENS

*> noy ne lance qu’à regret son tonnerre , tel que Henry IV dans îe feu» des combats, mais humain comme lui dans le sein de la victoire,-, désintéresse dans la paix, fidèle à la foi des traites ; LOUIS, par lan douceur de ses regards , tempère le beau feu qui nous anime ; nous» n’osons former de vœux que pour les desseins que fa haute sagesse luisr lui fait concevoir. Soumis, pénétrés de confiance > pourrions-nous5) douter que ce héros ne sçac-he maintenir la plus ancienne monarchie)) de l’Europe dans toute fa gloire , & la réputation Sc le bonheur dontZ) une nation belliqueuse jouit sous son empire.

» Mais ne troublons point par l’image dune guerre, que la sagesse des)> conseils Sc des projets , que l’expérience Sc 1 audace des généraux deLOUIS rendroient glorieuse à ses armes.... Ne troublons point les-, asyles sacrés où STANISLAS veille fans cesse au bonheur de l’huma-» nité ! Qu’il y goûte le plaisir si pur pour les grandes aines, de voir des» enfans heureux dans ses sujets ! Que les muses, enrichies par ses dons2 ) Sc par ses travaux, obéissent à fa voix ! Quelles célèbrent LOUIS dans22 leurs concerts ! Que leurs sieurs immortelles s’entrelacent avec les» palmes de ce héros ! Que leurs lires, que leurs trompettes laissent2 ) quelquefois entendre autour de fa statue les sons champêtres de nos2 ) peuples heureux ! Et que des cris de joie mille fois répétés, por-2) tent jusqu’à l’Etemel les vœux ardens que nous formons pour nos2 > maîtres.

Sur les quatre heures, le Roi íe fendit à la íalie de comédie , ou il en-tendit un fort beau prologue en Honneur des deux Rois , Sc analogue à lacérémonie du jour, dont les paroles étoient de la composition de M. Palissot deMontenoy, Sc la musique du sieur Surat, tous deux Lorrains. Après la comé-die, 8 . M. íè rendit à la salie du bal paré quedcnnoitla Ville. Il étoit com-posé de toute la haute noblesse de Lorraine, de l’un Sc de l’autre sexe ; dedames Sc de cavaliers étrangers de la plus grande distinction.

Le Roi y resta environ une demi-heure ; Sc ayant jugé que le reste de lajournée íèroit trop court pour suffire à l’exécution des autres apprêts d’unesi belle fête- la remit au lendemain, Sc partit au bruit de Partillerie des rem-parts , Sc au milieu des acclamations de joie.

En passant près de la grande place de la ville-neuve, S. M. y vit les sol-dats Sc íèrgens des quatre bataillons du régiment du Roi, assis à de longuestables , formant un quarté , éclairées par cinq pyramides, dont quatre dsvingt-trois pieds, Sc celle du milieu de quarante pieds de haut , toutes sur-montées de fleurs-de-lys couronnées, ayant fur leurs faces les armes en feutransparent de S. M. Polonoise Sc celles de la Ville. Le devant Sc le der-rière des tables étoient ornés des faisceaux d’armes du régiment , terminés