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Tome premier.
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E LG LE M E^N r S FORESTIERS.

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arbre: arrachés,et quelques liêtres sciés en planches;et dans le tirage (le la Lande Hardel, dans les ventesdernières récolées , il auroit trouvé pareillement13 baliveaux de hêtres, et 2 de chênes sciés par lepied et coupés à la coignée, que le nommé Cartier,iatteur des ventes en usance qu’exploite Jean Chau-vel, lui auroit déclaré avoir été exploités par ordredudit garde-marteau, qui en avoit déjà même faitenlever et conduire une voiture chez lui. Le juge-ment rendu par ledit maître particulier le 20 dé-cembre 1725, sur le réquisitoire du procureur de SaMajesté en ladite maîtrise, par lequel il est enjointaux gardes des forêts de ladite maîtrise de remettreau greffe leurs procès verbaux de la quantité et qua-lité drs arbres tombés dans l’étendue de leurs gardes,et d’en faire les publications, pour être procédé àl’adjudication d’iceux; le 17 janvier 1726 , les pu-blications faites en conséquence par les nommésPierre Paugé et Douté , gardes desdites forêts ; leprocès-verbal fait par le garde-marteau de laditemaîtrise , déposé au greffe le 3 i janvier 1726 , parlequel il déclare qu’après avoir marché et visité les-dites forêts pour reconnoître les arbres arrachés ettombés par les vents, il en a trouvé 1 447 p* e< Is » àlaquelle visite il paroît avoir vaqué depuis le 12 dé-cembre jusques et compris le 6 janvier dernier ; etque le 14 dudit mois de janvier , passant dans laforêt d’Eawy, au canton du Fourchet d’Orival, il atrouvé un chêne de 7 pieds de tour abattu à la coi-gnée , et le 20 dudit mois dans la garde de Saint-Martin , un chêne de 4 pieds de tour, abattu pa-reillement à la coignée , qu’il auroit fait conduirechez le nommé Cauchois , avec celui trouvé dans lecanton du Fourchet d’Orival, et un autre qu’il auroittrouvé dans le triage de Campastourel. Le jugementrendu par ledit maître particulier le 7 février 1726,sur les conclusions du procureur de Sa Majesté, parlequel il est ordonné que Michel Duval, garde-mar-teau , Louis Gouye, fils aîné de Simon Gouye, lesnommés Martel frères, Jean et Nicolas Monier pèreet fils, et Gilles Carpentier garde, seront assignéspour être ouïs sur les faits résultant desdits procès-verbaux. Les interrogatoires desditsPierre etNicolasMartel frères, Nicolas Monier et Jean Monier pèreet fils, par lesquels ils conviennent que 8 joursaprès que lesdits arbres furent tombés par les vents,ils se seroient mis à y travailler pour les exploiter ,avec 4 autres ouvriers, sans aucuns ordres; qu’aprèsy avoir travaillés jours, le garde-marteau de laditemaîtrise leur auroit fait scier par les extrémités leschênes arrachés par les vents , et tombés dans lagrande route de Saint-Martin; ce qu’ayant fait, ilsauroient pareillement scié les autres chênes, quoi-que éloignés de ladite grande route, pour quoi leditgarde-marteau leur auroit donné 7 livres : et JeanMonier, en outre, déclare qu’il ne connoît pointles autres ouvriers qui leur au roient aidé à scier les-dits chênes; qu’ils étoient venus leur aider par ordredudit garde-marteau : qu’à l’é-gard des autres arbresexploités, ils l'avoient été par l’ordre dudit Gouye ,qui en avoit payé la façon à raison de 10 sous lacorde, et qu’il avoit été présent audites exploita-tions. L’interrogatoire de MicchelDuval, par lequelil convient que le 12 décembr e 1725 il auroit com-

ÀtVSlilî 1726.

inencé sa visite pour reconnoître icsdils arbres ar-rachés et en faire le martelage ; qu’il ne se .iOU”ie:itpas du jour qu’il auroit commencé à h faire , etqu’étant parvenu à la Garde de Saint-Martin, il a.--roit trouvé Louis Gouye et son facteur qui en fa; -soient façonner en bois de cotrets : que les arbrestombés dans la route de Saint-Martin la traversantentièrement, il auroit donné ordre à 7 ouvriers deles scier par les deux bouts pour rendre le cheminlibre, et empêcher les voituriers de faire une nou-velle route aux travers des jeunes ventes ; qu’il n’apoint vu lesdits ouvriers y travailler; qu’il se peutcependant bien trouver qu’il ait passé auprès d’euxen faisant son martelage , sans y faire attention :qu’il est bien vrai que les nommés Monier et Martelétant venus chez lui un soir lui demander le paie-ment de 2 journées qu’ils avoient employées à scierlesdits chênes, qu’il leur auroit donné 7 livres ,dont il comptoit se faire rembourser par lesdits ad-judicataires : que lorsqu’il leur avoit donné l’ordrepour les couper, ceux des autres espèces étoient déjàfaçonnés, et que les 3 chênes qu’il avoit fait trans-porter chez ledit Cauchois, il les avoit fait enleverpar ses gens, chevaux et harnois, pour empêcherqu’ils ne fussent pris parles riverains, comme plu-sieurs autres qu’il avoit reconnu avoir déjà été en-levés en partie , dont il avoit donné ordre de fairel’exploitation du surplus en corde : que son char-retier en avoit enlevé une demie-corde sans ordre :que le 17 janvier 1726 il se seroit présenté au greffepour y déposer son procès-yerbal, que le greffieravoit refusé d’enregistrer par rapport à l’absence duprocureur du Roi;et que lorsque les officiers avoientenvoyé chez lui pour lui dire de remettre son pro-cès-verbal au greffe , il ne s’y étoit pas trouvé ;qu’ayant rencontré en chemin celui qu’ils y avoientenvoyé, il lui auroit répondu que le greffier n’avoitqu’à se transporter chez lui la veille de l’audience ,qu’il lui feroit porter sur son registre correctement;qu’il étoit vrai qu’il avoit omis de comprendre danssou procès-verbal les arbres qui s’étoient trouvésarrachés dans la laye Madame et lande Hardel ,qu’il y avoit ajoutés depuis. L’interrogatoire deGilles Carpentier , garde de la forêt d’Eawy, au dé-troit de Saint-Martin , par lequel il convient que le12 décembre 1725 et jours suivans , il avoit assistéledit garde-marteau à la marque desdits arbres ar-rachés, dont il n’auroit pas dressé son procès-verbal,parce qu’il lui avoit dit que le sien sufiiroit : qu'enprocédant audit martelage ils avoient trouvé quel-ques arbres blancs et de hêtre coupés par les extré-mités, et façonnés eu cotrets par l’ordre dudit Gouye:que,depuis,les ouvriers qui avoient travaillé à scierlesdits arbres et exploiter en corde , lui ont déclaréqu’ils avoient scié les chênes par ordre du garde-marteau , et exploité les autres par l’ordre duditGouye, qui l’avoit même prié de lui laisser façonnerles autres, lui disant qu’il lui répondoit de tout cequi en pourroit arriver, ce qu’il avoit cru de bonnefoi; et qu’à l’égard des chênes menés chez LouisCauchois, ledit garde-marteau lui avoit dit qu’il neles faisoit enlever que pour les mettre en sûreté. L’in-terrogatoire de Louis Gouye , fils de Simon Gouye >adjudicataire des ventes en usance, convient que s e-