ARB
ARB
a55
tîon la plus avantageuse, ils ne s’accroissent que de-puis \5 jusqu’à 5 o pieds.
Relativement à leur nature, on divise les arbresen arbres à feuilles qui tombent tous les hivers, eten arbres toujours verts, c’est-à-dire qui conserventleurs feuilles d’une année à l’autre. Ces derniers sesubdivisent de plus en arbres verts proprement dits,et en arbres résineux.
Observons cependant que tous les arbres résineuxne sont pas des arbres toujours verts ; le mélèze, parexemple , perd ses feuilles pendant l’hiver.
Les Allemands divisent les arbres forestiers endeux grandes classes : celle des arbres à feuilles oufeuillus , et celle des arbres d feuilles en aiguilles.Dans cette dernière classe sont tous les arbres rési-neux forestiers.
Quanta leur genre d’utilité , observe M. Tbouin,on divise les arbres en arbres forestiers , en arbresfruitiers, et en arbres d’agrément.
Dans un mémoire inséré parmi ceux de l’anciennesociété d’agriculture de Paris , M. Thouin a fait re-marquer que nous possédions en France environ 80espèces différentes d’arbres. De ce nombre 24 sontde première grandeur, 14 de la seconde, et 42 dela troisième. Ces arbres sont :
L’érable commun.
— sycomore.
— plane.
Le caroubier.
Le bouleau blanc.
L'anne.
Le buis en arbre.
Le charme.
Le micocoulier.
Le cornouiller mâle.
— sanguin.
Le noisetier.
L’nlizier des bois.
— de Fontainebleau.
— allier.
Le coignassier.
Le chalef.
L’olivier de lîohême.
Le fusain commun.
— à larges feuilles.
Le châtaignier.
Le hêtre.
Le frêne.
— à fleur.
Le houx.
Le genevrier des bois.
— cade.
Le mélèze.
Le laurier.
L’azédarac.
L’auhépin.
L’azérolicr.
Le néflier.
L’olivier.
Le filaria à feuilles étroites.
— à feuilles larges.
Le pin sauvage.
— mugho.
— maritime.
Le pin cimbro.
Le sapin commun.
— pesse.
Le pistachier vrai.
Lo térébinthe commun.
— petit.
Le peuplier blanc-
— grisard.
— noir.
— tremble.
Le cerisier-merisier.
— à grappes.
— Mahaleb.
Le prunier sauvage.
Le poirier.
Le pommier.
Le chêne-rouvre.
— pédoncule.
— veuse.
— liège.
— cerris, etc.
Le nerprun.
La bourgène.
Le saule-marsanlt.
— blanc.
— osier.
— à feuilles d’amandier.
— cendré.
— argenté.
Le sureau noir.
— à grappes.
Le sorbier des oiseleurs.Le cormier.
L’aliboufier.
L’agnus castus.
Le tilleul commun.
— de Hollande.
L’orme.
De tous ces arbres, 18 seulement sont employésà former la base des plantations de nos forêts ; lereste ne s’y trouve qu’accîdentellement, et croîtisolé. Cinq de ces arbres ne sont propres qu’auxplantationsde terrains humideset aquatiques: ce sont
le peuplier noir , le tremble , Vypréau ou peuplierblanc , le frêne et Y aune. Les arbres qui croissentdans les terrains médiocres, sablonneux, pierreux,montueux et secs, sont en plus grand nombre ; onen compte 9 espèces; savoir , le chêne et ses varié-tés , le charme , le châtaignier, le hêtre , le pin sau-vage -, le pin maritime , le tilleul, pour toutes lesparties de la France , l 'yeuse et le liège , pour lespays méridionaux seulement. —Pour les montagnestrès-élevées, mais susceptibles de recevoir du bois,on n’a de choix à faire que dans les 4 arbres sui-vans : le mélèze , l ’épicéa y le sapin et le bouleau.
Ce petit nombre d’arbres est bien loin de suf-fire à la quantité des terrains qui existent en France ;aussi beaucoup de ces terrains restent-ils incultes.Cependant nos richesses nouvellement acquisessont considérables , et elles pourraient s’accroîtreencore. Les seules forêts de l’Amérique septentrio-nale présentent 90 espèces d’arbres de 20 à 100pieds de hauteur qu’on peut naturaliser en France ,et parmi ces 90 espèces, il y en a 4o qui sont plusou moins importantes à multiplier.
Les arbres d’agrément sont confondus dans la listedes arbres forestiers. Ils produisent l’effet qu’on enattend , soit par leur port, soit par la couleur , lagrandeur ou la forme de leurs feuilles , soit par leursfleurs, soit enfin par leurs fruits.
On appelle arbres de ligne ceux qui, étant de lapremière ou de la seconde grandeur, sont destinés àformer des avenues , des allées de jardin , à borderles routes, etc.: l’orme, le tilleul, le marronnierd’Inde, le frêne , le sycomore , les peupliers , lenoyer, le robinier, le platane, le pommier, le poi-rier, sont les arbres qu’on emploie le plus ordinai-rement à cet objet.
Lorsque ces arbres ont acquis dans la pépinière4 à 5 ans d’àge et 5 à 6 pouces de tour, on les ap-pelle arbresfaits , c’est-à-dire propres à être plantésà demeure. On les appelle encore arbres défensables ylorsqu’ils sont assez forts pour n’être pas facilementarrachés, ou cassés par les hommes ou les animaux.
Les signes extérieurs auxquels on reconnaît labonne qualité d’un arbre sont, un port droit, sansnœuds ni trous ; une écorce claire , fine , unie etluisante tant aux branches qu’au tronc; les branchesde la cime bien élevées au-dessus des autres; lapousse de la dernière sève d’une longueur considé-rable; les feuilles nombreuses, vertes, vives et étof-fées , dont la chute est tardive. Les signes de défec-tuosité sont au contraire une écorce terne, galeuse,qui se fend et se sépare d’elle-même en travers dedistance en distance , ou qui peut s’enlever sans ef-forts avec la main, sur-tout vers le pied ; de grandestaches blanches ou rousses qui font soupçonner desgouttières, des écoulemens, par l’effet desquels lebois s’est pourri intérieurement ; l’existence d’unegrande quantité de mousse , de lichens , qui annon-cent ordinairement la langueur ou la vieillesse del’arbre; les chancres, les cicatrices des branches,les nœuds pourris, les bourrelets ; la présence d’ungrand nombre de vers, les gerçures, les branches dela couronne mortes ou languissantes ; la couleurpâle des feuilles et leur chute précoce.
Les arbres sont composés de racines , d’une tige