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de la thitimale, de la petite oseille , de Yélyme, etd&s autres plantes dites des sables, de l’ ajonc , dugencvrier , des genêts , des bruyères, etc. Un ter-rain humide s’annonce par la production des plantesqui lui sont propres, telles que la presle des bois , latychnide laciniée , Y angélique sauvage, Yosmonde ,et quelques autres fougères, quelques espèces d'iris ,les glaïeuls, la patience aquatique , le pied-de-veaudes marais , le ledum palustre , le festuca fluitans ,ia massette , etc. Enfin, un terrain argileux se re-connaît à la présence du tussilage-pas-d’âne , de lapatentille rampante , du plantain moyen , de la chi-corée sauvage , de Yyèble , etc .5 le terrain calcaires’annonce par la brise vulgaire, le seslérie bleuâtre,la gcrmandrée petit chêne, celle des montagnes , lesainfoin, etc.; le terrain 6 ableux se distingue parune foule de plantes dites des sables, telles que lesaule des sables , le genêt à balais , Yélyme des sa-bles, le roseau des sables , Yœillet des sables , Y her-niaire glabre , le serpolet , Yeuphorbe-isule , et unegrande quantité de plantes dont on peut voir la no-menclature dans le nouveau Dictionnaire d’agri-culture de Déterville, à l’article terrain, rédigé parM. Bosc. On verra encore à cet article le nom des
J dantes qui croissent particulièrement dans les bois.1 forme, à lui seul, une espèce de flore forestière.
L’étude des arbustes et des herbes qu’on trouvedans les forêts est également utile pour faire appré-cier la dépense des cultures, semis et plantations :par exemple, on jugera que le défonce ment seradifficile, et que les façons devront être multipliées,ai le terrain est couvert de plantes à longues racines,telles que les bruyères , les genêts ., les ajoncs, letamarix , le liciet , Y arrête-bœuf , les ronces , lesépines, le chien-dent , les luzernes, les festuca, lesfougères , et plusieurs espèces de roseaux , de poly-podium, de carex , etc., etc.
Cet aperçu des indices que l’on peut tirer de }aprésence des plantes dans les forêts suffirait pourfaire sentir la nécessité d’apprendre à les connaîtrelors même que leur étude n’aurait point d’autreutilité.
Mais c’est particulièrement vers les grands végé-taux que le forestier doit diriger ses études, aprèsavoir pris une connaissance suffisante des principeset de la langue de la botanique.
SECTION II.
DE LA. BOTANIQUE PROPREMENT DITE. TIléoiUEFONDAMENTALE.
Quoique la botanique ait occupé un assez grandespace dans l’ordre des études auxquelles je me suislivré , il me serait impossible de tracer de moi-même les principes fondamentaux de cette vastescience : j’userai donc de la permission qu’un savantdistingué a bien voulu m’accorder de prendre lamatière de mon article dans ses ouvrages. Les Elé-mens de Botanique de M. Mirbel, membre de l’Ins-titut , imprimées en i8i5, formeront en conséquencela principale source où je puiserai cet article.
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Des caractères ejt général.
Les connaissances en botanique résultent de l’exa-men et de la comparaison des plantes. Toute parti-cularité organique qui établit entre les individus uneressemblance ou une différence quelconque , estun caractère , c’est-à-dire un signe pour les recon-naître et les distinguer. '
La présence d’un organe fournit des caractèrespositifs , et son absence des caractères négatifs.
On distingue dans les caractères positifs , les ca-ractères constans et les caractères inconstans.
Il n’y a de connaissances solides en botaniqueque celles qui rejiosent sur des caractères cons-tans.
Les organes se séparent en deux grands systèmes,celui de la végétation , et celui de la reproduc-tion .
Les caractères de la végétation se tirent de la tige,des feuilles, des rameaux, des racines, des poils,des glandes , des épines, etc. ; ils sont plus multi-pliés et presque toujours isolés.
Les caractères de la reproduction se tirent desparties de la fructification, comme le calice, la co-rolle , les étamines , le pistil et le fruit ; ils sonttrès-nombreux , et souvent un seul devient l’indicecertain de plusieurs autres.
Les caractères des plantes sont nommmés carac-tères classiques , caractères génériques et caractèresspécifiques , quand ils sont employés à former lesclasses et leurs sections , les genres , les espèces.Tournefort tira des fleurs ses caractères classiques ;il tira des fruits ceux de ses sections ; il employatous ceux que purent lui fournir les parties de lafructification , pour former ses caractères généri-ques, et il chercha dans toutes les parlies étran-gères à la fructification ses caractères spécifiques.Linné prit aussi dans la fleur ses caractères clas-siques, mais il 11 e s’arrêta qu’aux étamines : les pis-tils lui fournirent les caractères de ses ordres ; laconsidération de toutes les parties de la générationlui fournit ceux de ses genres ; et toutes Tes partiesvisibles et palpables , quelquefois même les partiesde la fructification, quand elles notaient pas néces-saires à la formation des genres, lui fournirent sescaractères spécifiques.
Prenons pour exemple un arbre décrit par Linné ,et voyons ce qu’on entend par caractères classiques,génériques et spécifiques. Le tilleul a plusieurs éta-mines insérées sous l’ovaire ; il est de la i3°. classe,la polyandrie ; il n’a qu’un pistil; il est dans lepremier ordre de cette classe, la monogynie ; il aun calice à 5 divisions, un stigmate obtus, une 00 -rolle à cinq pétales, un fruit capsulaire , s’ouvrantà la base, et divisé intérieurement en plusieursloges ; ces caractères en forment un genre , et sontpar conséquent des caractères génériques ; les es-pèces de tilleul se distinguent ensuite par la pré-sence ou l’absence d’un nectaire dans la fleur, parla forme ou la couleur particulière de leurs fleurs ,de leurs fruits et de leurs feuilles : ainsi il y a letilleul à feuilles en cœur, le tilleul à larges feuilles ,le tilleul à feuilles argentées, etc.