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moyen de la pesanteur du kirsch-wasser est entre22 et 26 degrés de l’aréomètre de Beaumé.
» Pour faire du kirsch-wasser , on prend les me-rises écrasées, avec le tiers ou la moitié , tout auplus , des noyaux concassés, et au moment où lafermentation vineuse est bien établie , on met letout dans la cucurbite d’un alambic, en ayant soinde ne la remplir que jusqu’aux deux tiers, et l’ondistille jusqu’à ce qu’on ait obtenu environ unepinte de liqueur, sur 20 livres de matière, ou tantque la liqueur passe claire et limpide ; car, dès qu’ellecesse de l’être, il faut la séparer, parce que ce quicontinuerait à passer serait trouble, laiteux , et gâ-terait la belle transparence, si estimée , du kirsch-wasSer. On peut, néanmoins , continuer la distilla-tion , en recevant à part cette liqueur trouble, qu’onréservera pour une seconde distillation; il faut seu-lement prendre garde qu’elle ne contracte le goût debrûlé. Une grande partie du kirsch-wasser du com-merce a presque toujours ce goût, et les marchandscroient même que cela est inhérent à cette liqueur ;mais on doit l’attribuer à la mauvaise forme desalambics dont on se sert pour cette distillation ; lescucurbites sont trop profondes , pas assez évasées ,ce qui fait que le marc s’attache presque toujours àleur fond et s’y brûle. Pour conserver la belle trans-parence du kirsch-wasser, il faut se garder de lemettre dans des tonneaux , parce qu’il s’y colore ; illaut le tenir dans des vases de terre, de grès ou deverre. »
De i écorce. — L’écorce des merisiers et celledes cerisiers, en général, sont composées de quatrecouches , dont les trois premières sont formées defibres dirigées transversalement en spirale , et laquatrième , de fibres longitudinales. La première etla seconde de ces couches corticales sont dures et co-riacées ; la troisième et la quatrième sont spon-gieuses. On dit que ces écorces teignent en jaune.Quelques médecins ont tenté de les employer, à laplace du quinquina, dans le traitement des fièvresintermittentes ; mais les guérisons ont été rares etéquivoques.
De la gamme. — La gomme qui découle desfentes de l’écorce des merisiers et des cerisiers passepour avoir les mêmes propriétés que la gomme ara-bique, dont elle parait cependant assez différente ,non parce qu’elle n’est ni aussi blanche ni aussitransparente , mais parce qu’au lieu de se dissoudredans l’eau, comme celle-ci, elle ne fait que s’y gon-fler. L’écoulement de cette gomme parait tenir à unétat de faiblesse et de maladie; car il 11’a pas lieu, ouseulement en très-petite quantité , sur les arbrestorts et vigoureux, taudis cju’il est bien plus abon-dant sur les vieux et sur ceux qui sont malades ; ilest aussi beaucoup plus fréquent pendant l’automne,que pendant les autres saisons. Comme cet écoule-ment trop abondant produit toujours la mort des ar-bres, et que des incisions qui les provoqueraient surceux qui sont bien portans, les exposeraient à lesfaire périr, les tribunaux doivent appliquer sévère-ment les peines prononcées par la loi contre ceuxqui entament l’écorce des arbres.
M. Bosc fait observer cjue le merisier à fruitrouge, qui se distingue aussi du merisier à fruit
noir, par ses feuilles plus larges , plus profondémentdentées et plus pâles , pousse beaucoup plus vigou-reusement. C’est donc cette variété qu’il faut mul-tiplier de préférence.
Le Cerisier a grappes ou merisier a grappes,
T.AURIER-FUTIER OU FUTIET, OU FAUX-MOIS DF. SaIXTE-
Lucie(\. la figure à VAtlas), est un arbre de latroisième grandeur, qui souvent ne forme qu’ungrand arbrisseau ne s’élevant qu’à 10 ou 12 pieds.L’écorce des jeunes branches est d’un brun noirponctué de blanc , et celle des vieilles tiges , d’ungris foncé ou noir. Les feuilles sont alternes, ovales -lancéolées, dentées en scie, d’un vert gai en des-sus , traversées en dessous par des nervures un peusaillantes, munies, à leur base, de deux glandesrougeâtres, et portées par de longs pétioles ausside couleur rougeâtre. Les fleurs paraissent au moisde mai , à l’extrémité des rameaux; elles sont blan-ches , pédonculées, disposées en grappes un peu pen-dantes, finement dentées sur le bord des pétales,et rangées alternativement sur la longueur d’un pé-doncule commun. Les fruits qui leur succèdent sontarrondis, de la grosseur d’un pois , noirs lors deleur parfaite maturité dans l’espèce sauvage, rouges,dans la variété cultivée. Ils mûrissent en automne ;leur saveur est douceâtre , peu agréable ; cependantils sont recherchés par les oiseaux : on dit que leshommes les mangent en Suède et au Kamtchatka .
Culture. — Le cerisier à grappes croit spontané-ment dans les bois de l’est de l’Europe ; on le trouveparticulièrement aux reins des forêts , dans les ter-rains humides et dans les aunaies.il vient aussi surles montagnes. Cet arbre croit assez vite lorsqu’ilest placé dans un terrain noir, doux et bas , maispas trop marécageux. Ou ne le cultive point dansles bois ; mais on le recherche pour l’ornement desjardins, à cause de ses fleurs en grappes , qui font unbel effet, et qui restent pendant quinze jours danstout leur éclat. Un insecte, du genre des charançons,dépose ses œufs dans l’ovaire de ses fleurs, au mo-ment de la fécondation, et il en résulte que les fruitsdeviennent très-longs , très-pointus , souvent cor-niculés, ne prennent point de noyau, et restentsouvent verts. M. Bosc dit avoir vu quelquefois ainsitransformées toutes les grappes de certains arbres.Il se multiplie facilement, soit de semences, soit dedrageons , ou par la greffe sur le merisier sauvage;une fois planté, il ne demande aucun soin particu-lier : il trace beaucoup.
Qualités et usages. — Le bois est dûr et jaunâtre,et il a, tant qu’il est frais et recouvert de son écorce,une saveur amère et désagréable , de même que sonécorce, d’où lui est venu sans doute son nom par-ticulier de putiet. 11 est recherché par les ébénisteset les tourneurs , qui en font de charmans petitsmeubles ; on l’exploite aussi dans les taillis commebois a brûler.
On confond souvent, même dans les Vosges ,cette espèce avec le mahaleb ,• les ébénistes et lestourneurs le mêlent, dans leurs ouvrages, avec le boisde Sainte-Lucie, et lui donnent ce nom. La mar-queterie que l’on fait avec ce bois est charmante, etles veines en sont très-variées lorsqu’on le scie dia-gonaleinent.
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