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liant des arbres les [dus vigoureux. Les serais de ce-risiers s’effectuent comme ceux de merisiers, aus-sitôt que le fruit est parfaitement mûr.
On greffe les cerisiers sur eux-mêmes ou sur me-risiers. Dans ce dernier cas, les arbres acquièrentplus de force et de durée , sur-tout si les sujets pro-viennent de la variété de merisier à fruit noir : onles greffe aussi sur le inahaleb.
Qualités et usages. — Le bois du cerisier cultivéest d’un jaune rougeâtre, chatoyant, mêlé de tachesjaunes, rouges et vertes. 11 pèse, sec, d’après lamoyenne proportionnelle des expériences de plu-sieurs auteurs , 5 1 livres 7 onc. par pied cube. Onl’emploie pour le tour et quelques petits ouvrages demenuiserie; mais jamais à la charpente, faute de lon-gueur suffisante ; généralement il ne sert qu’à brûler.
Tout le monde connaît les usages que l’on faitdes cerises ou griottes ; elles fournissent une nour-riture saine et abondante pendant plusieurs mois del’année: on les regarde comme rafraîchissantes, et
Ï irincipalement la griotte, qui s’ordonne même danses fièvres oii il y a tendance à la putridité. On faitsécher les guignes et les cerises pour l’hiver, commeles merises, en les exposant sur des planches à l’ar-deur du soleil, ou en les mettant dans un four peuéchauffé; on les conserve dans l’eau-de-vic pure; oneu fait des confitures , des marmelades et des pâtessèches. Elles entrent dans la composition de plu-sieurs liqueurs, de quelques pâtisseries; on les mangecuites de plusieurs manières ; on peut tirer unebonne huile de leurs amandes, qui, dans quelquescirconstances, servent à faire des émulsions, descrèmes, etc., etc.
Duhamel indique le procédé suivant pour faire,avec les cerises acides , une liqueur agréable qu’onnomme vin de cerise, cc On choisit des cerises bienmûres, et préférablement celles dont le suc est noir;on les écrase , et après avoir retiré les noyaux , onmet le marc et le jus fermenter comme le vin ; lors-qu’on sent que le tout a pris une odeur vineuse , onexprime le jus à la presse , et on le verse dans unecruche ou dans un petit baril, en ajoutant une livre8 onc. de sucre pour chaque pinte de jus, avec lesnoyaux, qu’on a eu soin de concasser. La fermen-tation recommence, et quand elle est cessée, on sou-tire à clair cette liqueur, ou bien on la passe à lachausse pour la conserver dans des bouteilles bienbouchées. Le suc de cerises prend , au moyen dusucre, autant de force que de bon vin, et fait une li-queur agréable et qui peut se conserver pendant plu-sieurs années.
Il existe un assez grand nombre d’espèces étran-ères de cerisiers, dont on peut voir la descriptionans les ouvrages que nous avons déjà indiqués ;nous dirons seulement un mot du cerisier de Vir-ginie, l’une des plus belles espèces étrangères, etqui mérite d’être introduite dans nos forêts.
Le Cerisier de Virginie ( V. la figure à VAtlas )est, suivant M. Michaux, l’un des plus grands arbresdes forêts des États-Unis , où il est connu sous lenom de cerisier sauvage. On l’y trouve plus ou moinsabondant, et son élévation varie depuis 3 o jusqu’à80 pieds , selon que la température du climat et lanature du sol sont plus ou moins favorables à sa
végétation. Les froids trop rigoureux, les chaleurstrop fortes et les terrains trop secs et trop aquati-ques , sont également contraires à sa croissance.M. Michaux a mesuré des cerisiers de Virginie,sur les bords de l’Ohio, dans des terrains meubleset profonds, qui avaient de 80 à 100 pieds d’éléva-tion , et de 12 à 16 pieds de tour.
Cet arbre a les feuilles longues de 5 à 6 pouces ,ovales , très-pointues , dentées, d’un beau vert lui-sant , et munies, à leur base, de deux petites glandesrougeâtres; les Heurs, de couleur blanche, dispo-sées en épis; les fruits, de la grosseur d’un pois,disposés aussi en épis ou en grappes , de couleurnoire à l’époque de la maturité , et d’une saveuramère qui 11’empêche point les oiseaux de les manger.
L’écorce du cerisier de Virginie est noirâtre et ra-boteuse ; elle se détache demi-circulaireinent en pe-tites lames dures et épaisses.
Le bois ou le cœur de ce cerisier est d’une cou-leur rouge clair, qui se rembrunit par la suite. Legrain en est fin, serré et très-compacte, ce qui lerend susceptible de prendre un beau poli. Il a en-core l’avantage, lorsqu’il est bien sec , de ne pas setourmenter. Ces excellentes qualités le font recher-cher pour fabriquer des meubles, qui rivalisent enbeauté avec ceux d’acajou. On l’emploie aussi dansla construction des vaisseaux. M. Michaux en re-commande la propagation dans les forêts des dépar-te mens du nord et de l’est de la France . Les grainesde cet arbre , qu’il a envoyées en quantité à l’Ad-ministration , ont eu un succès complet, et les plantsqui en sont provenus se font remarquer par une vé-gétation extraordinaire.
CERNER. Ce mot a deux significations : dansl’une, il exprime l’action de fouiçù. l’entour , çir-cumfodere , et c’est dans ce sens qu’on dit cernerun arbre, lorsqu’on fait un fossé autour de ses ra-cines, soit pour l’arracher, soit pour substituer dela bonne terre à celle qu’on enlève.
Dans la seconde signification , il exprime l’actionde couper en rond , à l’entour, circumcidere , et l’ondit cerner un arbre , une branche , lorsqu’on leurfait une incision annulaire.
CERNES. On désigne quelquefois sous cette dé-nomination les couches concentriques des arbres.Ces cernes peuvent faire connaître l’âge des arbres,en les comptant au bas du tronc, et celui des bran-ches en partant de leur origine: quand l’arbre cessede croître , les cernes ou couches concentriques de-viennent imperceptibles; leur nombre, pour leschênes, ne va guère au-delà de cent.
CERQUEMANAGE. Mot usité dans les coutu-mes des Pays-Bas, pour signifier bornage. Il estcomposé de chercher et de manoir : ainsi cerquema-ner , c’est chercher les limites d’une maison ou detout autre héritage, pour les constater et les fixerpar des bornes.
CERQUEMANEUR. On donnait ce nom à unexpert ou maître juré arpenteur, qu’on appelaitpour planter des bornes d’héritages , ou pour les as-seoir, et qui avait quelque juridiction. Ces officiers11’étaient connus que dans quelques provinces.
CERRE, CERRISou CERRLS. Espèce de chênepropre à l’Europe , dont les feuilles ressemlient à