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que la décomposition de l’oxygène qu’il contient. iOn ne doit pas conserver le charbon dans les caveset autres lieux humides, parce qu’il y devient fétideet bti'ile lentement.
De la fabrication du charbon.
La fabrication du charbon, telle qu’elle se prati-que en forêts, est sans doute imparfaite et donne lieuà un déchet considérable , puisqu’il est évalué à uncinquième du volume du bois ; mais elle a pour ellel’avantage de se faire sur les lieux mêmes, sans fraisde transport ni d’appareils, et de la manière la plussimple. Cet avantage la maintiendra par-tout où letransport des bois à charbon ne sera point favorisé pardes rivières ou des canaux, ou par d’autres moyensfaciles et peu dispendieux. L’objet important serait'donc de chercher à l’améliorer et à diminuer la perteu’elle occasionne. Les appareils que l’on a inventésonnent, il est vrai, des produits considérables encharbon , en goudron et en acide5 mais l’emploi ensera toujours circonscrit dans quelques localités , àcause des dépenses premières qu’elles occasionnent.
CHAP 1 T 11 E I". -DE LA FABRICATION DU CHARBON
DES FORÊTS.
Avant de traiter de cette fabrication, nous de-vons exposer les dispositions réglementaires qui laconcernent.
Les fosses à charbon doivent être placées aux en-droits les plus dégarnis de bois, les j)lus éloignésdes arbres et du recru, et de préférence sur les an-ciennes places à charbon ou sur des vides. Ces en-droits sont désignés par l’agent forestier, qui mar-que de son marteau l’arbre le plus voisin , et dresseprocès-verbal.
Les adjudicataires sont tenus de faire labourer etrepeupler ces places après la fabrication du char-bon. ( Ordon. de 1669, lit. 27, art. 22. — Cah.des ch. , art. .)
Ils sont responsables de tout dommage causé parle fait de leurs ouvriers. ( Ordon. de 1669, tit. 27,art. 22. — Cah. des ch. , art. 45 .)
L’art. 6 du tit. II de la déclaration du duc Léopoldde Lorraine , du 3 i janvier 1724, fait défenses detaire plus d’une fosse à charbon dans l’étendue de3 arpens (de Lorraine ), sous peine de 5 o fr. d’a-mende, et de tous dépens, dommages et intérêts.
Le commentateur de l’ordonnance de 1669 ob-serve qu'on doit faire très-peu de fosses dans lesventes , qu’on ne doit pas en établir plus d’une pararpent d’ordonnance, et que même lorsqu’il y aquelque inconvénient à faire ces fosses, les officiersforestiers n’en doivent permettre aucune.
Le transport et la vente du charbon pour l’ap-provisionnement de Paris ont été l’objet de plu-sieurs réglemens, dont l’exécution se trouve rappeléepar des ordonnances du préfet de police, des 20 plu-viôse an 12 ( 10 février 1804), et 26 juin 1806,insérées dans le Dictionnaire des lois pénales, parM. Bourguignon, au mot Charbon .
Les arrêts du conseil, des 11 avril 1708, 18 aoûtet 3 i octobre 1722, 8 mars 1723et 2 février 1734,
et les nouvelles lois sur les dotanes ett les finances,prohibent l’exportation du chabon.
Méthode ordinaire de la fabicatiom du charbondans les forés.
Cette méthode, que nous tnuvons décrite dansle Traité de l’exploitation des bois, par Duhamel,est fondée sur les principes sui-ans : Quand ou faitun grand feu dans une cheminée, il se forme unequantité de braise ardente. Si on laisse cette braiseexposée à l’air, elle se consume entièrement, et ellese réduit en cendre; mais si on la prive de la com-munication avec l’air, si on l’étouffe, il reste uncharbon léger qu’on nomme de la braise , du mêmenom qu’elle avait quand elle était embrasée : cettebraise se consume fort vite sans répandre beaucoupde chaleur, parce qu’elle a perdu une grande partiede sa substance inflammable.
Si on met des morceaux de bois dans une cornueou dans un creuset exactement fermé, et qu’on fasserougir la cornue ou le creuset, après avoir cassé cesvaisseaux lorsqu’ils sont encore fort chauds, ontrouve le charbon embrasé, et aussitôt qu’il aéprouvé le contact de l’air, il se consume; mais sion laisse refroidir ces mêmes vêissèètlX, on trouve,en les rompant, le bois réduit en bon charbon noir.
On peut conclure de ces faits que, pour réduiredu bois en charbon il faut qu’il soit pénétré par lesparties du feu sans éprouver le contact de l’air :c’est là l’opération que les charbonniers exécutertavec beaucoup d’industrie.
Telle est la théorie de la fabrication du charbonen forêts , et même en vaisseaux clos.
On peut faire du charbon avec toute sorto debois : l’une des premières conditions est d’employerl’espèce qui est à meilleur marché, afin que le prixdu charbon soit modique; cependant la qualité ducharbon varie suivant l’espèce de bois qu’on y em-ploie. Le charbon de bois dur , chêne, épine , etc.,donne beaucoup de chaleur; celui de bois blanc estpropre à adoucir les métaux que l’on travaille. Lecharbon de hêtre et celui de charme est, après celi.ifait de chêne et d’épine, réputé le meilleur; vier.tensuite celui de châtaignier ; enfin celui de boisblanc, comme tilleul, peuplier, tremble, bouleau,saule, etc.
Nous ferons connaître plus loin les rapports dequalités des bois pour la fabrication du charbon.
Lorsque le bois que l’on veut convertir en chai-bon est trop gros, la superficie se trouve consuméeavant que la chaleur ait pu pénétrer dans l’intérieurdes bûches : c’est pour éviter ce défaut que, quanlon veut faire du charbon avec de gros bois, on hfend par quartiers. Les morceaux de bois creux ttpourris intérieurement conservent long-temps le feidans leur intérieur; ils sont très-dangereux et peu-vent occasionner des incendies; ils donnent d’ail-leurs de mauvais charbon. Le meilleur se fait avecde jeunes rondins de 16 à 32 centimètres de circon-férence, provenant d’un taillis de dix-huit àeingtans. Quand on exploite des taillis en bois die char-pente et en bois à brûler, on destine ordinairementau charbon tous les bois de branchage et les brira