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nidation, et qui auraient donné, s’ils eussent étécuits séparément çt convenablement, la meilleurequalité de charbon , n’en produisent que de la plusmauvaise qualité quand ils éprouvent une cuissontrop long-temps prolongée. On peut jusqu’à un cer-tain point remédier à ces inconvéniens, en plaçantplus près de l’action du feu les bois qui exigent unplus haut degré de chaleur pour leur cuisson , et enéloignant ceux qui en exigent moins, dans la pro-portion de leur plus ou moins de promptitude à seréduire en charbon. Ainsi dans la carbonisation enforêt, comme le feu gagne du centre à la circonfé-rence, on doit placer les bois les plus durs le plusprès du centre, et successivement les autres Doisd’après leur contexture plus ou moins ferme. Ladisposition doit être inverse quand la carbonisationse fait dans des cylindres de fer, où la chaleur pé-nètre de la circonférence au centre; mais le meil-leur procédé serait de carboniser ensemble les bois'de même nature.
M. de Werneck, d’accord avec les physiciensfrançais , trouve que la méthode ordinaire de fabri-quer le charbon dans les forêts donne lieu à despertes considérables, et que celle en vaisseaux closlui est infiniment supérieure. D’abord il est impos-sible de conduire la cuisson, dans la première mé-thode, avec la même régularité qu’en vaisseaux clos,et d’obtenir des charbons aussi parfaits et en aussigrande quantité dans l’une que dans l’autre; d’unautre côté, les personnes qui ne comparent que levolume du bois à celui du charbon, sans apprécierles interstices fort différent qui «e -trouvent dans cesdeux corps , et qui seraient portées à croire, d’aprèscette considération, que la première méthode ap-proche de la seconde, commettraient une grandeerreur.
L’auteur, pour s’assurer du cube réel, ou de lasolidité d’une certaine mesure de charbon, a prisun charbon qui était bien ferme et compacte; il luia donné la forme d’un cube représentant un poucecube, l’a fait peser, et ayant pris note du poids,qui s’est trouvé être de 9,416 grammes (pour unrpouce cube de France ), il fit remplir une mesured’une capacité connue de charbon de la même qua-lité que celui dont il avait fait un cube; puis il fitpeser ce charbon, dont lè poids fut de 128 kilo-grammes 765 grammes 180 parties de gramme : or ,dit-il , si 9416 grammes de ce charbon représententun pied ctibe en solidité, combien la cuve contien-dra- t-elle aussi.de charbon en solidité? On trouvequ’elle n’en contient que i3 pieds cubes un quart;cependant la capacité de cette cuve était de 27 pieds.!ll y a donc pour les vides 13 pieds cubes trois quarts ;ce qùi est dans une proportion beaucoup plus consi-dérable que pour les vides existant dans les cordesde bois.
Il résulte de cette manière exacte de calculer les• rapports de la solidité du bois à celle du char-bon, que les produits obtenus par l’auteur sont,quant à la quantité, bien au-dessus de ceux qu’onobtient par le procédé ordinaire de carbonisation.En effet, suivant les expériences qu’il a faitps , levolume du charbon de hêtre fabriqué par le procédé
ordinaire , est au volume du bois comme 0,368 à 1 ;tandis que le volume du charbon du même hpis ,obtenu par la carbonisation en vaisseaux clos , e>tau volume du bois comme 0,497 il 1 '■ d’où il suitque cette dernière méthode procure un produit de0,129 plus fort que celui de la carbonisation ordi-naire.
La carbonisation en vaisseaux clos présente degrands avantages sur le procédé ordinaire .non-seu-lement quant à la quantité , mais encore quant à laqualité des charbons, ainsi qu’on va le voir parlesrésultats des expériences comparatives qui ont i-ic-faites sur les charbons des deux procédés.
Du carbone contenu dans les meilleurs charbonsfabriqués d’après le procédé ordinaire , ef du rap-port de ces charbons avec ceux obtenus par la ^car-bonisation en vaisseaux clos.
ESPÈCES
de
PARTIES
de charbondu procédaOrdinaire,employéespour
décomposercent millepartiesde siüe.
PARTIES
de carbone
contenues
dnus ces
charbons.
RAPPORT,quant
an t iiibone ,des charjjpn*delà fabricationen vaisseaux clos,avec tcvycdu procédéordiyfi^e.
Charbon de hêtre..
50,287
69,7,3
1 à ,0,872
Jd.
de chêne.
35 ,m 58
66,742
1 à 0,924
Id.
de pin. ..
28,006
7''994
1 à 0,921
Id.
d’épicéa. .
47,006
62,090
1 à 0,769 '
ld.
de sapin. .
51,975
51,975
1 à 0,755
"V
Ainsi le carbone contenu dans les charbons de lafabrication ordinaire, est d’environ un huitièmfmoindre que celui des charbons obtenus dans un aprpareil, et là où il ne faudrait que a 000 mesures (1^ces derniers, il en faudra 1 1 25 de charbons ordirnai res.
Différence des deux espèces de charbons quant fi
la combustion pt au calorique qu’ils dégagent.
Charbon de hêtre fabriqué par le procédé ordi-naire. — En soixante-quatre minutes, un morceaqde fer a été mis en fusion par 3246 pouces cubes deces charbons, vides compris : ainsi cette quantité 9donne en soixante-quatre minutes 1600°. Fah-renheit.
Charbon de la méthode en vaisseaux clos. — "Epcinquante-trqis miputQS, 2817 pouces de ces char-bons ont opéré la fusion du fer, ou donné i6co°.Fahrenheit : d’où il suit que sous Je rapport du ça-lorique , ce charbon est .à celui du paragraphe pié-cédent comme 1 est à 0,714.
Charbon de chêne obtenpparle procédé ordinaire i— En soixante et une minires, 3o4y pouces cubes dece charbon ont opéré la fusion du métal, ou 1600“.'Fahrenheit. ;
Charbon de chêne fabriqué en vaisseaux clos. —En -cinquante-six îdinutés, 2459 pouces cubes ont