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juga zugia vocitentur, item et eam zugian appel-lant.
Pli ne a aussi parlé du charme dans son article!sur les érables , en convenant toutefois que d’autresnaturalistes le considéraient comme un arbre d’ungenre particulier, que les Latins appelaient ca rpinus:Hoc alii proprii esse malunt, et latinè carpinuin ap-pellant. P lin., lib. XVI, p. i 5 .
Il dit ailleurs qu’il aime les montagnes, et qu’onle trouve également dans les plaines. Du reste, c’estl’un des arbres forestiers dont il s’occupe le moins.
Calpin, dans son Dictionnaire , rappelle que cetarbre était considéré comme un érable: Arbornotade accrum genere , et il fait connaître, par la citationdu passage suivant, qu’on en faisait des manchesd’outils : Hyginus manubria rusticis carpinea fie rijubet . P lin.
ESPÈCES.
Nous n’avons dans nos forêts qu’une seule espècede charme,
C’est le charme commun , le charme des bois ,ou la charmille, carpinus betulus. (Lin.) En alle-mand , gemeine haynbüche ; en anglais , comnionhornbeam ; mais on en connaît trois autres espèces,qu’on cultive dans les jardins d’agrément; savoir ,
Le Charme nu Levant ; carpinus orientalis.(Lam.) En allemand , morgenlandische hornbaum ;en anglais , easlern Aornbeam.
Le Charme-houblon, carpinus ostrya. (Lin.)En allemand, Aopfen hornbaum; en anglais ) hop-hombeam.
Le Charme de Virginie, carpinus virginiana.(Lin.) En allemand, virginische hornbaum ,■ en an-glais , Virginia flowering Aornbeam.
Description dugenre. — Les caractères botaniquesde ce genre d’arbres , sont: d’avoir des fleurs monoï-ques, c’est-à-dire des fleurs mâles et des fleurs fe-melles placées séparément sur le même pied; les fleursmâles disposées en chatons pendans, cylindriques,à écailles concaves, aiguës, et renfermant huit à quinzeétamines, dont les anthères sont liarbues au sommet;les fleurs femelles en chatons lâches et à écailles lan-céolées, aiguës, trilobées, renfermant deux ovairescouronnés d’un calice à quatre ou six divisions, dontdeux latérales plus grandes, deux styles, une noixmonosperme, l’une des loges avortant constamment,les feuilles alternes.
Le Charme commun, V. la ligure à VAtlas , estun arbre de la seconde grandeur, qui s’élève ordi-nairement à 40 ou 45 pieds, mais qui, dans les bonsterrains et en massif de futaie, parvient aussi à 60et 70 pieds d’élévation , sur 5 à 6 pieds de tour.Isolé, il devient beaucoup plus gros; mais alorsc’est aux dépens de sa hauteur. Sa forme varie égale-ment suivant qu’il croît dans un état serré ou iso-lément : dans le premier cas , sa tige est droite etélevée; dans le second, elle n’a point de proportionavec sa grosseur, qui est quelquefois de 9 pieds sur20 à a 5 pieds de haut ; sa tête est large., touffue, etformée d’une grande quantité de branches disposéesconfusément , parmi lesquelles on remarque à peinela tige principale. I-e tronc de cet arbre est beaucoupplus gros vers le pied qu’à sa partie supérieure ; il
est souvent relevé ou sillonné par des espèces decôtes, qui, partant des principales racines, font corpsavec lui et interrompent sa rondeur.
Son écorce est grisâtre, tachée de blanc, assezunie, un peu gercée lorsqu’il est vieux, ou qu’ilcroit isolément, et chargée d’une mousse brune.
Le charme, considéré comme arbre lorestier,n’offre pas les mêmes ressources que beaucoup d’au-tres: il croit lentement, produit bien moins de boisdans les âges avancés , que le chêne ; et il détruitsouvent les bois blancs et même les bois durs quil’entourent.
Comme arbre de décoration , il se prête mieuxqu’aucun autre aux formes qu’on veut lui donnerpar le moyen de la taille; on en tait des portiques ,des colonnades, des pyramides, des palissades d’unegrande régularité, des labyrinthes, des berceauximpénétrables aux rayons du soleil; il souffre latonte à toutes les époques de l’année , et conservelong-temps sa feuille verte. C’est enfin l’arbre quiconvient le mieux, et qu’on emploie le plus pourl’ornement des jardins français.
Ses racines sont nombreuses, se ramifient et s’é-tendent beaucoup ; elles s’enfoncent assez profondé-ment sans être pivotantes.
Ses feuilles sont pétiolées, ovales, terminées enpointe , doublement et profondément dentées surles bords, plissées par des nervures régulières et pa-rallèles , d’un vert foncé au-dessus , légèrement co-tonneuses en dessous, longues de 2à3poucessurunpouceet demi de large, et placées alternativementsur les branches. Les boutons qui les produisent sontassez pointus. Elles paraissent dans le commencementdu mois de mai, et jaunissent et se fanent en au-tomne vers le mois d’octobre; cependant elles res-tent en grand nombre sur l’arbre jusqu’au mois demai suivant, époque à laquelle elles sont chasséespar les nouvelles leuilles.
Les fleurs paraissent en même temps que les feuil-les. Les fleurs mâles sont disposées en chatons lâches,écailleux, de couleur jaunâtre, et de 2 à 3 pouces delong; les fleurs femelles forment également des cha-tons, mais plus petits, n’ayant qu’un pouce à un pouceet demi de long, et composés d’écailles étroites etd’un rouge brun. Ces dernières prennent de l’accrois-sement , et forment des espèces de cônes lâches parle développement des écailles à trois lobes dont ellessont composées ; au milieu de chacune de ces écail-les ou feuilles minces, se trouve une petite noixovale et anguleuse, qui mûrit en octobre-, et tombeavec la capsule.
Culture. — Le charme se multiplie de semences,par plantations, par couchages, par drageons et parla greffe. Les trois premiers moyens sont seuls enusage dans les forêts. On fait même peu de semis decharme pour les repeuplemens, parce que la semenceest un an et quelquefois dix-huit mois avant de lever,et d’un autre côté, parce qu’on trouve ordinairementbeaucoup de plants de celte semence dans les bois,notamment dans les jeunes coupes.
Récolte de la semence. — On récolte la semencedu charme en octobre , lorsqu’elle est parfaitementmûre, soit à la main sur l’arbre même , soit, ce quiest beaucoup plus expéditif et moins dangereux , en