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Tome premier.
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qui n’ont qu’un à a pouces, sont ovales-acuminées etbordées de dents nombreuses et aiguës. Les écaillesqui entourent les Heurs femelles sont d’un vert pâle ;elles augmentent de grandeur, à mesure que les grai-nes avancent vers la maturité , époque à laquelleelles sont assez grandes , évasées et échancrées dansleur pourtour : chacune d’elles cache, à sa base, unepetite graine ovale et très-dure. Le charme de Vir-ginie ressemble, du reste, à notre charme commun,par la disposition de son tronc, qui est sillonné d’unemanière irrégulière, et par la qualité de son bois ;mais son peu d’élévation et do grosseur le rendbien inférieur à celui-là; cependant comme il estfort rameux et qu’on peut restreindre facilement savégétation , M. Michaux pense qu’il serait utilepour former des charmilles.

CHARMÉS ( BOIS ). On appelle bois charmés lesarbres qu’on a gâtés par le pied pour les faire périr.

Cette expression parait tirer son origine de cestemps de simplicité où l’on croyait que les effets decette nature ne pouvaient s’opérer que par des char-mes , des sorts ou quelque pouvoir surnaturel.

L’art. 22 du tit. XXVII de l’ordonnance de 1669,défend à tonte personne de charmer les arbres nid’en enlever l’écorce, sous peine de punition corpo-relle.

M. Merlin , dans le Répertoire de jurisprudence,observe cjue cette peine a été implicitement aboliepar le dernier article du code pénal du 2 5 septembre1791 , et par l’art. 609 du code du 3 brumaire an 4,qui ne maintenait provisoirement que les peines cor-rectionnelles déterminées par l’ordonnance de 1669.Il renvoie , au surplus, aux art. 44 ^, 44 ^ et 44 ^ ducode pénal de 1810 ; mais ces articles ne concernentpoint les arbres en forêts , ils ne s’appliquent qu’auxarbres des champs, des routes, des chemins, placespubliques et autres, qu’on appelle arbres épars.

Nous pensons que ceux qui se rendent coupablesde ce délit sur les arbres des forêts, doivent êtrepunis de la peine qui est prononcée contre ceux quiles déshonorent. V. VArr. de la C. de cass. , du 1 3janvier 1814.

CHARMILLE. Plant de charme pour faire despalissades. C’est aussi le nom des palissades et bor-dures faites de charme. V. Charme.

CHARMOIE , carpinetum. C’est un lieu plantéde charmes.

CHARNIER. Botted’échalas pour mettre danslcsvignes.

Le bon charnier doit être fait de cœur de chêne.

CHARPENTE, materia , materies. On appellebois de charpente ceux qui sont façonnés pour ser-vir à la construction des bâtimens. Ils se distinguenten bois de brin , qui est seulement équarri, et en boisde quartier, qui a été refendu à la scie.

Les voitures par lesquelles on transporte les grossespièces de charpente se nomment fardiers : elles sechargent et se déchargent très-aisément.

Les pièces suivantes forment l’assortiment d’unchantier de charpenterie.

Les contre-lattes, qu’on met sur les combles d’ar-doise, entre les chevrons, et qui doivent avoir undemi-pouce d’épaisseur, sut 4 à 5 pouces de largeur.

Les chanlattes , qui servent à former les égouts ,

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et qui doivent être fendues en biseau, c’est-à-diresuivant la diagonale d’une pièce carrée ; elles doi-vent avoir 5 pouces de largeur, 9 lig. d’épaisseur,sur un bord, et venir en tranchant sur l’autre.

Les chevrons ordinaires, qui servent à la couver-ture des bâtimens, se débitent de 3 et 4 pouces encarré ; ils doivent être francs d’aubier, et avoir peude nœuds; il s’en fait aussi de 4 pouces d’équarris-sage, qu’on peut employer à plusieurs ouvrages.

Les poteaux ont ordinairement de 4 à 6 poucesd’équarrissage, et servent à faire du colombage auxpans de bois des cloisons, etc.

Les solives de sciage ont ordinairement de 5 à 7pouces en carré.

Les limons d’escaliers et les battons de portes-co-chères se débitent de plusieurs largeurs et épaisseurs :de 3 et 6 pouces , de 4 et 8 , de 4 et 9 , de 4 et 1 o,de 5 et 10 , de 6 et 12 , etc., sur 12 jusqu’à 18 piedsde longueur.

Les gouttières se prennent dans des pièces biendroites de 8 à 9 pouces d’équarrissage , que l’on faitscier en deux diagonalement, c’est-à-dire d’angle enangle : le sciage fait le dessus de la gouttière , on lecreuse et on laisse un bon pouce en tout sens ; ilfaut conserver ces pièces à couvert, si l’on veutqu’elles ne se fendent pas.

Les longueurs ordinaires des bois de sciage pourLa charpente, sont 6 , 12, 18 ou 21 pieds. V. Mar-chand de bois et Sciage.

L’amende pour charretée de merrain, bois carré,de sciage , ou de charpenterie , est de 80 fr. ( Ord.de 1669, tit. XIXXII, art. 3 . )

CHARPENTIER. Mot qui vient du latin carpen-tarius, formé de carpentum , chariot. Il signifiaitdonc l’emploi de celui qui faisait des chariots; maisaujourd’hui il désigne l’ouvrier qui travaille et fa-çonne les bois de manière à les rendre propres à lacharpente. Y. l 'An. du 12 mars 1715, portant queles charpentiers et autres ouvriers qui auront prêtéla main à commettre des délits dans les bois pourle compte d’autrui, seront condamnés à 100 fr. d’a-mende, pour la première fois, et à une peine cor-porelle, en cas de récidive.

CHARRETTE. V. Confiscation, Passage.

CHARROI et FLOTTAGE. Ils étaient de lacompétence des maîtrises. ( Ord. de 1669, tit. I,art. 3 ) Y. Flottage , Transport de bois.

CHARRON . Ce mot vient du latin carruca, char-rue. C’est le nom de l’ouvrier qui fait des charrues,des chariots. Il est défendu aux charrons d’établirleurs ateliers dans la distance de 5 kilom. des forêts.(, Ord. de 1669, tit. XXVII, art. 23 . ) V. les régle-mens de 1736, 1738, 1740 et 1741, concernant lescharrons de la ci-devant maîtrise de Dôle , au Re-cueil’, t. I,p. 287, 293, 297, 299.

CHARRONNAGE ( BOIS DE ). On comprendsous le nom de bois de charronnage tous ceux queles charrons emploient pour faire des charrues , desroues , des charrettes, des carrosses et d’autres voi-tures. On y comprend encore les bois employés parl’ artillerie , pour les affûts de canons, les essieux, lesflasques et autres pièces dont elle a besoin.

Yoici quelques indications extraites des ouvrages• de Duhamel, sur les bois de charronnage en géné-

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