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par Les éclats qu’elles forment. Si elles rompent netet sans éclat, c’est signe que le bois est gras, etquand il est trop gras , on le rebute.
Il est cependant vrai que l’on fait du merrain etdu traversin avec du chêne rouge très-gras, avec duhêtre et même avec des bois blancs ; mais cesdouves ne sont propres qu’à faire des tonnes pour lesucre, des barils pour la clincaillerie et autres mar-chandises sèches.
Quand on a choisi le bois convenable à l’usagequ’on veut faire des futailles, on coupe les billesplus ou moins longues, suivant la grandeur destonneaux qu’on se propose de construire. On fendd’abord les billes par quartiers , comme lorsqu’onveut faire de la latte; on en enlève tout l’aubier,parce qu’il est important qu’il n’y en ait absolumentpoint dans les douves ; on lève ensuite une tranche,à laquelle on donne la largeur que les douves doi-vent avoir, et l’on divise cette tranche en observantde donner aux douves une épaisseur proportionnéeà leur longueur. A l’égard des moindres tranches,on peut les couper de longueur, et les fendre pouren faire des gournables, supposé toutefois que le boissoit bien sain et point gras; car les préposés aux re-cettes des gournables sont très-difficiles, et rebutentabsolument tout ce qui a quelque marque de retour.Il est de l’industrie du fendeur d’employer utile-ment son bois , et s’il ne peut trouver dans une tran-che des douves pour de grosses futailles, il doit es-sayer d’en débiter pour des barils, ou des lattes ouvoliges, qu’on emploie sur les jointures des ba-teaux, ou pour des ouvrages de moindre impor-tance, ces sortes de billes étant trop courtes pourles débiter en lattes propres aux couvreurs.
En général, les tonneliers ont l’attention de flai-rer les douves avant de les employer, pour s’assurersi elles n’ont aucune odeur, et si elles ne sont pasdans le cas de donner au vin un goût de fût. V., sousle mot Tonneau , quelques autres explications surles qualités du douvain et du merrain. V. aussiA Terrain.
DRAGEONS ou REJETS, stolones. Ce sont desbranches enracinées qui accompagnent le pied ou letronc de l’arbre qui les a produites, et dont on peutles détacher sans leur ôter la faculté de reprendreracine en les transplantant.
Les drageons enracinés s’emploient en les élevanten pépinière, d’où ils sont susceptibles d’être tirésen peu de temps, pour être plantés à demeure.
On favorise la croissance des rejets en faisant surla racine superficielle d’un arbre propre à donnerdes drageons, une plaie que l’on recouvre d’un peude terre, ou en coupant cette racine près du tronc, enlui faisant une incision annulaire ou en la ligaturant.
Il est des arbres qui drageonnènt beaucoup, lespruniers, les cerisiers, par exemple; il en est d’au-tres qui ne drageonnent jamais. Les arbres à boismou et à racines traçantes sont généralement ceuxqui drageonnent le plus : ceux qui ont un pivot lefont moins que les autres. Un arbre placé dans unsol léger et frais drageonne plus que celui qui setrouve dans une terre forte et humide, parce que lesbourgeons le percent plus facilement. Ordinairementun arbre malade pousse plus de drageons qu’un ar-
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bre vigoureux, parce que la sève n’a pas la force des’élever jusqu’aux branches.
Les arbres provenus de drageons, n’ayant jamaisde pivot, drageonnent plus que les autres, durentmoins long-temps et dégénèrent facilement.
On ne doit employer ce moyen de multiplicationque pour les arbres forestiers qui ne produisent pointde graines fertiles, comme l’aylante, et pour lesvariétés précieuses qu’on n’est pas sûr d’obtenir desemences, comme l’orme tortillard.
Voici les moyens qu’on peut employer pour seprocurer une pépinière de plants d’orme. On labourele pied des arbres de manière à blesser les racines,ou bien si on abat de vieux ormes, on coupe toutle terrain par de petits fossés, larges au plus de2 pieds, et assez profonds pour qu’on puisse couperla plupart des racines des vieux ormes.
En laissant ces petits fossés ouverts pendant lapremière année, toutes les racines coupées qui res-tent à l’air produisent des rejets; et quand ces rejetsont pris une certaine longueur, on remplit les tran-chées avec la terre qu’on en avait extraite : le terrainse trouve, par cette méthode, garnide jeunesormes.Cette méthode convient aussi aux acacias, cerisiers,pruniers, padus, peupliers, etc.
DRAGEON N ER. Se dit des arbres qui poussentde petites branches à leur pied.
DRESSEUR. On donne ce nom au maître char-bonnier qui dirige le travail de la contraction desfourneaux. V. Charbon.
DRILLE ou DRILLARD. Nom que l’on donneau chêne-rouvre dans quelques parties de la France .
DROIT. Ce terme, dans le sens propre le plusgénéral, et auquel tous les autres doivent se rappor-ter, signifie tout ce qui dirige et tout ce qui estdirigé.
Un finance, il se dit de toutes sortes d’imposi-tions établies pour soutenir les charges de l’état.
Dans la pratique, il s’entend de tout ce qui estconforme aux lois, aux coutumes et usages qui ser-vent aux peuples à régler leurs intérêts et leurs dif-férens. La jurisprudence est la science du droit.
Droit se dit aussi de la puissance accordée par ledroit. Un majeur est une personne jouissant de sesdroits.
Droit est quelquefois opposé au mot fait; il y apossession de droit et possession de fait.
On distingue le droit naturel, le droit des gens,le droit civil, le droit public, le droit canonique , ledroit écrit et le droit coutumier.
Droit, au pluriel, s’entend des facultés qu’ont lesparticuliers de faire quelque chose ou d’en jouir.
Droits acquis : ce sont des droits appartenant àquelqu’un avant le fait ou l’acte qu’on lui oppose.
On distingue encore les droits féodaux, honori-fiques, immobiliers, incorporels, mobiliers, lesdroits et actions, les droits personnels, les droitssuccessifs, les droits utiles et qui sont ceux qui pro-duisent quelque profit ou émolument, et que l’ondistingue des droits honorifiques, qui n’ont pourobjet que de procurer des distinctions et des pré-rogatives.
Nous devons nous borner à cette simple énoncia-