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L’auteur observe, à l’égard du revers des dunes oudes parties de la troisième classe, dont les talus sontgénéralement à terre coulante et très-mobile, t°. qu’ilserait nécessaire , lors même que les cordons se-raient établis et les semis faits dans toutes les au-tres parties d’une de ces montagnes, d’attendre ,avant de s’or.cuper de la fixation de ces revers, queles sables eussent eu le temps de se raffermir et de setasser, parce que les éboulemens occasionnés par lespluies dégraderaient les clayonnages et détruiraientles plantations; 2°. que dans ce dernier cas, les coursdes cordons horizontaux ne sont pas précisémentnécessaires, et que peut - être même on pourrait sedispenser d’y en établir aucun, puisque , par leur po-sition , toutes ces parties sont naturellement abritées.
Le chapitre V traite des ouvrages à faire pour lafixation générale des dunes. Il est divisé en deuxsections : la première, indiquant les ouvrages stric-tement nécessaires pour'opérer cette fixation à uneépoque indéterminée et éloignée; la seconde, indi-quant les ouvrages à faire pour rapprocher l’époqueîle la fixation totale des dunes, et pour achever cetteentreprise dans l’espace de trente à trente-cinq ans.
D’après la première section , les ouvrages consis-taient, i°. dans l’ensemencement seulement de la>artie située entre le pied des dunes et le bord deamer; a”, dans l’établissement d’un cours de clayon-nage de 4 pieds 6 pouces de hauteur et 18 pouces delargeur, à 20 ou a 5 toises de la laisse des marées devives eaux. La dépense pour l’ensemencement étaitportée à g liv. par journal; elle consistait dans l’a-chat, le transport et l’ensemencement de 25 livresde graines de pin de Bordeaux, pinus maricima;ensemencement qui se fait sans autre préparationque de soulever un peu le sable avec une petite pelleou spatule , et de placer, à-peu-près à 4 pouces dedistance et à un pouce ou un pouce et demi de pro-fondeur, deux ou trois graines à la main. Quant àla dépense des clayonnages destinés à retenir lessables qui sortent de la plage , elle était portée ài liv. 4 s - 2 <1- p ar toise courante ; elle consistaitdans la coupe et le transport des branchages et pi-quets, et la façon des clayonnages ou fascines.
Les autres objets de dépense consistaient dans laconstruction des cabanes pour loger les ouvriers,et l’établissement de gardes employés à remplacerles graines qui auraient manqué, à rétablir lesclayonnages pendant les premières années , et à em-pêcher les bestiaux de brouter les jeunes plants.
Il résulte de ces détails que le total de la d'penseà faire pour l’exécution des ouvrages essentiellementnécessaires pour la fixation des dunes, en bornantces ouvrages à i 1,900 journaux, ne devait être quede 3 oo,ooo fr., ou de 26 fr. par journal.
L’auteur observait que , par cette seule et modi-que somme , la fixation générale des dunes était as-surée , quand même le travail dont il sera questiondans la section suivante ne serait jamais exécuté.
La deuxième section comprenait les travaux àfaire dans les quatre classes ou parties de sables déjàindiquées, et contenant ig 6 , 35 o journaux , déduc-tion faite des 1 1,900 journaux qui se trouvent en-tre le bord de la mer et le pie 1 de ces montagnes.
L’auteur estimait la dépense d’un journal de la pre-
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mière classe à 53 liv. 1 s. 4 d., celle d’un journal dela deuxième classe à 3 o liv. 18 s. 9 d., et celle d’unjournal de la troisième classe à 19 liv. 19 s. 6 d.; en-fin celle d’un journal de la quatrième classe à 8 liv.16 s. La somme résultant de ces dépenses particu-lières, jointe à celle de 875,24b liv. 9 s. 2 d. pourentretien et autres dépenses, formait un total de8 millions pour la fixation des dunes de Gascognedans l’espace de trente à trente-cinq ans.
Dans le chapitre VI, l’auteur présentait les avan-tagewqui devaient résulter de la fixation des dunes,et qui consistent à prévenir les envahissemensqu’elles font sur les forêts , les terres cultivées etsur les bourgs ou villages, à convertir en forêts en-viron 337,000 journaux de sables, qui procurerontdans vingt-cinq ou trente ans un revenu annuel de5 ,o 55 ,ooo liv. ; à pouvoir tirer de ces forêts depin des quantités de térébenthine , goudron et ré-sine bien au-delà de nos besoins ; à remplacer l’as-pect des dunes, dont la surface et la forme varientcomme les vents et qui trompent le navigateur,par des points fixes et non équivoques, d’après les-quels il pourrait éviter des dangers auxquels il esttoujours exposé en approchant trop près de ces cô-tes ; à pouvoir mêler aux semis de pin une certainequantité de glands, qui procureraient par la suitedes bois de construction pour la marine; à pouvoirenfin joindre la Garonne à l’Adour par un canalde navigation, et percer peut-être à travers les nou-velles plantations quelques canaux de dessèche-ment, etc.
Le Vile, et dernier chapitre indiquait les essais àlaire pour s’assurer de l’efficacité des divers moyensproposés pour la fixation des dunes.
Le mémoire de M. Brémontier était terminé parun extrait du rapport de tournée fait en Lan 3 parcet ingénieur, et constatait le succès complet dessemis qui avaient été faits depuis 1787, et la pos-sibilité bien reconnue de fixer les montagnes de sa-ble. C’est par suite des ['ropositions contenues dansce mémoire, que le gouvernement a ordonné, parun arrêté du i 3 messidor an 9, la plantation des du-nes de Gascogne , et qu’il a affecté une somme àprendre annuellement sur les fonds de l’Administra-tion des forêts pour l’exécution de cette belle etgrande entreprise.
En l’an 10 ( 1801 ), M. Tassiri, chargé, par lepréfet des Landes , de lui rendre compte de l’étatdes dunes de ce département, annonça que la possi-bilité de fixer les dunes était décidée par les succèsobtenus d’après un procédé de M. Eevchan , em-ployé, en 1788, 1791 et 1792, sur 34 o hectares, àpartir de la petite forêt d’Arcachou , jusqu’à 2 ki-Iom. du bassin l’ilat; que le semis de pins qui futfait alors formait une belle forêt, et que, loin deconsidérer l’art de fixer les dunes comme un travailqui exigerait les hautes combinaisons de la science ,on devait le regarder comme étant à la portée desfemmes et des enfans. Cependant, M. Tassin dis-tinguait, comme l’avait fait M. Brémontier, les tra-vaux en quatre classes :
ho première classe corn prend ceux qui se font surla partie sablonneuse qui se trouve entre le pied desdunes mobiles et le bord de la mer, c’est à-dire à