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[Troisième partie. Troisième section.]
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Se ct. ïíî. Maniéré définir VËbénìjlerie dè placage , ôCc. 8à

qui est à côté, senleve fans se ployer, ce qui arriveroit néceíîàirement st onmenoit le racloir perpendiculairemenc aú fil du bois, sur-tout dans les bois Planche

tendres.

Quand la piéce est ainsi raclée d’un sens, ón la racle de Fautre , én pofimt íalame du racloir selon la direction des lignes gc 9 be & d h\ après quoi on donnele dernier coup de racloir íelon la direction des fils du bois , pour achever d en-lever les fils qui pourroient erre reployés de côté ou d autre. Il 11e faut pas beau-coup appuyer en donnant ce dernier coup de racloir, afin de ne point ondulerle bois, ce qui ne manqueroit pas d’arriver st on appuyoit beaucoup, parce queles bois étant pour la plupart d’une inégale densité fur la longueur, le racloirmordroit plus dans les endroits tendres que fur les durs t ÔC y formeroit desondes, ce qu'il faut avoir grand foin d’évitèr.

C est en partie cette raison encore , même plus que la difficulté de couper lesfils des bois, qui oblige de placer la lame du racloir obliquement à ces mêmesfils , pour qu'il porte en même temps sor les parties dures Sc fur les parties ten-dres du bois , afin qu 5 étant soutenu par les premieres, il n’entre pas plus qu’il néfaut dans les dernieres.

Cette observation est très-essentielle, Sc on ne fauroit trop y faire attention,sor-tout quand les pieces de placage font coupées en semelles, & qu elles pré-sentent alternativement des parties dures Sc des tendres , tant sor la longueur quesor la largeur, ce qui les rend très-difficiles à racler Sc à rendre leur superficieaussi plane qu’une glace , comme l’ouvrage bien poli doit être.

Toutes les pieces d’un placage fe raclent ainsi séparément ; & lorsqu’elles fontdisposées comme la fig. 15 , ou de toute autre maniéré quelconque, il fautavoir grand soin que le racloir ne vienne pas heurter contre leurs joints, maisau contraire qu'il prenne ces derniers obliquement ou perpendiculairement àeux-mêmes, selon que le cas l’exige ra.

C est fur-tóut à la rencontre de plusieurs joints , comme au point t * fig. I y #

qu’il faut prendre de grandes précautions, afin de ne point écôrchêr les joints niies fils du bois ; dans ce cas, on doit sistre tourner un peu le racloir, pour éviterde heurter les uns ou les autres : c’est ce que la pratique enseigne encore mieuxctue la théorie la plus parfaite.

Quand le placage est raclé, on y passe la peau de chien fine, pour ôter le restédes fils que le racloir n’a pu enlever ; Sc il faut avoir grand foin que cette peaude chien soit très-douce Sc bien égale, sons quoi elle rayerait l’ouvrage. H f aucauísi avoir attention de paíïer la peau de chien du même sens que le racloir , Sceviter d’appuyer autant sor les endroits tendres que sor les durs, afin de ne pointfaire d’ondes à l’ouvrage.

On passe la peau de chien jusqu'à ce qu’en regardant l’ouvrage preíqti norison-talement & de divers sens, on n’y apperçoive plus aucun fil qui s eleve au-deílusde so sorsoce, Sc que les parties tendres de cette meme surface semblent ne plus