r <j$ VIII. Entretien fur les Fieslcr d’un Musicien , qui par son art se ren-voie le maître absolu de ceux qui l’écou-toient. ( i ) ErricII. Roi des Danois, enayant entendu conter des choses surpre-nantes , voulut le voir , Sc éprouver s’ilproduiroit des effets conformes à ce qu’ilavoir ouï dire. Lui ayant commandé d’ex-citer une passion guerriere dans l’ame deceux qui étoient presens, ce Musicien hcauslì tôt entendre un son martial, & descadences si animées, qu’il les mit tous encolere. Chacun commença à chercher des«rmes ; & le Roi même entra dans unefureur si étrange, qu’il échapa des mainsde ses gardes pour prendre Ion épée, qu’ilpassa au travers du corps de quatre per-sonnes de fa fuite.
Ventablement, lui dis-je , une musi-que de cette nature ne feroit pas fort di-vertissante, & il n’y auroir pas de plaisir ,comme vous dites, d’avoir des Peintresqui causassent de si cruels effets. Aussi ceuxqui ont cru que la Musique étoic □eceílài-xe aux plus grands Politiques, qui l’ontmise entre les disciplines illustres, &mêmequi ont dit ( i) qu’il étoit ausiì honteux dene la fçavoirpas, que d’ignorer les lettres,n’ontpas prétendu qu’on en fist un pareil
usage;
( i) Saxê-Gram.
0) Platon. ^4rifott. Tarn turpecfl líiliìUBi fitikìk «yauu Jatt«»s. S.ljtdçrt .