Band 
Tome quatriéme.
Seite
117
JPEG-Download
 

& sur les Ouvrages des Peintres. 117causez par des lumières particulières, & en-core par les expressions de tristelle Sc dedouleur diversement répandues fur les vi-sages de toutes les personnes qui font au-tour du malade.

Le Prêtre quiluidonneles saintes huiles ,estun homme grave & vénérable par sonâge& par fa dignité. II n’est pas vêtud’unhabit particulier :car dans les premiers temsde l’Eglise, les Prêtres n etòient point dis-tinguez parleurs vétemens.Onconnoitparles sentimens de douleur que témoignentles assistans, ceux qui prennent plus depaît à la conservation du malade. On dis-cerne la femme , la mere Sc les enfans,d'avec les autres personnes qui ne lui fontpas fi proches. Pour ce qui est du mourant,on croit voir en lui comme dans le Ta-bleau de cet ancien Sculpteur ( 1 ) , com-bien il lui reste de tems à vivre.

Je nefçai pas comment ceux qui disentque le Poussin n'a pas bien fait les drape-ries, ont regardé fes Tableaux: car danscelui dont je parie, de même que dans lesautres , on n&peut pas souhaiter des véte-mens mieux mis, des plis mieux formez& mieux entendus. Ce ne sont point decesgrands morceaux d'étofe qui n’ont nullefigure , & qui ne representent que des pie-ees de drap déployées & jettées au hazard,

mais

( 1 ) Grésillas,