& fur les Ouvrages des Peinttts. 141
obligé de faire voircetre Manne tombantda Ciel, parce qu’il ne peut autrementfaire connoître d’où elle vient. Car si on nela voyoit pas choir d’enhaut, & que ceshommes Le ces femmes la priilent à terre ,on pourroit auffi-tôt croire que ce íèroitUne graine, ou quelque fruit.
Qu’il est: vrai que le peuple avoit déjàreçu de la nourriture par les cailles quiétoient tombées dans le camp : mais com-me il ne s’étoit paiíequ’une nuit, on peutdire qu’elles n’avoient pû donner si promp-tement de la vigueur aux plus abbatus.Qu’encore que dès le jour précédent Dieueût promis au peuple par son Prophète, delui donner de la viande ce soir-là , <Sí dupain tous les matins : comme ce peuplenéanmoins étoit en grand nombre , ré-pandu dans une ample étendue de païs,il n’est pas hors d’apparence qu’il n’y eneût plusieurs qui n’eulíènt point encoresçû la promeílè qui leur avoit été faite, oumême la íçachant, n’ajoûtastènt pas foiaux paroles de Moïse , puis qu’ils étoientnaturellement incrédules.
Quelque autre personne ajouta à tou-tes ces raisons , que si par les réglés dutheatre , il est permis aux Poctes de join-dre ensemble plusieurs évenemens arrivezen divers tems pour en faire une íèule ac-tion , pourvu qu’il n’y ait rien qui se con rt • trarie