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Tome quatriéme.
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141 VIII . Entretien fur les Fìettrarie , & que la vraisemblance y soitexactement observée ; il est encore bienplus juste que les Peintres prennent cettelicence , puis que fans cela leurs ouvragesdemeureroient privez de ce qui en rend lacomposition plus admirable, & fait con-noître davantage la beauté du génie deleur Auteur. Que dans cette rencontrel'on ne pouvoir pas acculer le Poussin d’a-voir mis dans sonTableau, aucune choiequi empêche l’unité d’action, & qui nemit vrai-íemblable, n'y ayant rien qui neconcoure à un même sujet. Quoiqu’iln’ait pas entierement suivi le texte de l'E-criture Sainte , on ne peur pas dire qu’ilse soit éloigné de la vérité del'histoire. Cars'il a voulu suivre celle de Joíêphe,cetAuteur rapporte que les Juifs ayant reçules cailles, Moïíe pria Dieu qu’il leur don-nât encore une autre nourriture ; & quelevant les mains en haut, il tomba commedes goûtes deroíée qui grossilloient à viréd œil, & que le peuple pensoit être de laneige : mais en ayant tous goûté , ils con-nurent que c’étoit une véritable nourri-ture qui leur étoit envoyée du Ciel : de sor-te fqueles matins, ils alíoientdans la cam-pagne en prendre leur provision pour lajournée seulement.

Pour ce qui est d’avoir repreíènté despersonnes, dont les unes font dans ia misè-re,