LAI
L A I
les poils pour en faire sortir Inpoussière et les poils jarrenx ;
7°. On la donnait à éplucherdans des cribles pour en tirergénéralement tous les corpsétrangers ;
8°. On ia faisait battre uneseconde lois pour en mieux di-viser ies poils , et en chassergénéralement toute poussière etpoils jarreux qui pouvaient s’ytrouver.
Après que ces laines avaientsubi ces opérations, on pouvait,aveç sécurité, les employer ouà faire des matelats, ou en fa-briquer des couvertures.
Quant aux laines des niate-latsdéja faits, pour leur procu-rer la bonté, la blancheur, lapropreté, la salubrité et l’élas-ticité, on pratiquait les opérations suivantes :
i°. L’on commençait parlesfaire bien battre sur la claieavec des verges pour en chasserlapoussièrequi, en certains casest très-con udérable, corrosi ve,et par conséquent très-dangereuse , soit par lé venin desmaladies des animaux qui ontporté laleine, soit par la trans-
f nration et les ordures des ma-ades qui peuvent y avoir sé-journé et être morts sur les qia-telats;
2°.On jettait la laine dans unegrande chaudière, dans laquelleil y avait une eau de lessivefaite exprès , dans laquelle deuxhommes l’agilïtiént comme ci-dessus pour les laines neuves ;
3 °. Ou la faisait laver à la ri-vière avec les mêmes précau-tions que la laine neuve;
4°. Ou la faisait sceller ;
5 n . On la faisait rebattre sura claie pour en diviser encorees poils, et eu chasser entière-ment toute, la poussière qui pou-'vait y être rêstée ;
b 0 . On la faisait éplucher parpetitespoignéesdans des criblespour en tirer tous les corpsélran-gers, pailles et autres ordures;
7°. On la faisait carder;
8°. On faisait une lessive pourtes toiles de matelats ;
9°. Enfin l’on remontait lesmatelats dont on pouvait se ser-vir avec confiance quand bienmême ils auraient appartenu àdes malades morts de maladiescontagieuses.
î,a Gazette de France , lySo ,rrt. a 3 , a annoncé que le nom- ]méVencesIasKunschakhjmeù- jnier à Iglavv, avaitinventé une jmachine nu moyen de laquelleoïl pouvait, dans un jour, né- |toyer autant de laine qtie vingtpersonnes, en se servant de pei-gnoirs et des chardons.
Le Journal des Inventions etDécouvertes , imprimé en 1793,t. 1 , p. 249» fait mention dequelques machines inventéespar M. Dellié , pour la fabrica-tion des étoffes de laine,pourles raliner , les dégraisser , lesbattre, les rasér par le moyende la flamme à l’esprit-de-vin,et pour retorde les lits de laine ;mais il ne fait que les r;ter sansentrer dans aucun détail.
| Il cite de même, sans des-' cription , p. 32.9, une machine' du sieur de Larclie , propre à: tondre, non-seulement les pan-nes, les peluches, et autresétoffes étroites, mais encore lesdraps et autres étoiles larges.