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si la Taine qui n’a éprouvé quece lavage s’appelle-t-elle laineen suint. Pour la dégraisser ilfaut la faire tremper dans l’eautiède ; alors on voit le suint s’enséparer et nager à la surface del’eau. Ce suint recueilli et misà dégoutter dans un linge, s’ap-pelle (vsipe, et peut servir d’on-guent adoucissant. Mais l’eautiède ne suffit pas pour dégrais-ser la laine à fond , il faut alorsy joindre de l’urine dans laproportion d'une demi-bouteil-le sur une bouteille et demied’eau pour chaque livre de laine.On laisse tremper la laine danscebain pendant un quart-d’heu-re, ou un quart-d’heure et de-mi, le bain étant toujours aumême degré de chaleur , etl’on connaît que la laine y estrestée assez de temps quand lacouleur est la même sur tousles filamens des mèches. Alorson la retire du bain ; on la lais-se égoutter pendant un demi-quart d’heure et plus; ensuiteon la met par gros flocons , d’unsixième de livre chacun, dansun panier à claire voie, placéen pleine eau, et on remueavec une ou deux baguettesqui aillent en sens contraire,pendant cinq ou six minutes;enfin ou la met sur des claiespourla faire sécher, sans jamaisla toucher avec la main.
En >767, M. Carbes, rue St.-Dominiqne, à Paris , a fait an-noncer, dans les papiers pu bl ics,une manufacture pour l’épure-ment des laines de toutes odeursputrides et infectes.
Le Journal Politype , t. TI,p. 217 , a annoncé que la dame
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Bellette avait établi, à la Râ-pée, en 1786, nue manufactureoù l’on épurait les laines demalelatsî cet établissement était-muni de l’approbation de l’A-cadémie des sciences.
Voici les opérations dont ildonnait le détail :
Pour les laines neuves desti-nées à faire des malelats et cou-vertures :
i°. L’on commençait à déchi-rer les toisons en divers lam-beaux ;
a 0 . L’on ouvraitces lambeauxpour en séparer les poils les unsdes autres ;
5 °. Dans cet état, l’eau pou-vant pénétrer dans toutes sesparties , on les jettait dans unegrande chaudière pour y êtreéchaudées : deux hommes mu-nis chacun d’une barre, placés àl’opposite l’un de l’autre, l’agi-taient jusqu’à ce que la sueurgraisseuse dont elles étaientimbibées surnageât sur la sur-face de i’eau ;
4 °. Au sortir de la chaudière ,on envoyait cette laine à la ri-vière poury être lavée par troisdifférentes personnes qui se lafaisaient passer par petites par-ties , eu observantde la frotterbien fort , une partie contrel’autre , en l’ouvrant à tout ins-tant pour que le courant de l’eaupuisse en eniraîner tout le suintmastiqué qui 11’aurait point étéenlevé à la chaudière, et quipour lors se détache en formede petites écailles de poisson ;
5 °. O11 la faisait sécher ;
6°. Ou la faisait battre sur uneclaie par petites parties, avecdes verges , pour en bien diviser5