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Tome quatrième.
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A Surinam , le porte-lanternea quelquefois servi de lampe àM. de Metian. ( Voyez Phos-phore. )

§ VI. Lampe à réveil .

L’utilité a introduit l’usagedes lampes de nuit. C’est unmeuble bien simple et qui nedemande pas grand apprêt.Avec un peu d’huile dans unesoucoupe et une mèche quel-conque, on s’est bientôt fait unelampe de nuit; mais les chosesles plus simples, façonnées parl’industrie, multiplient nosjouissances.

En 1768, le sieur Mounoury,ferblantier, fit publier uue lam-pe à réveil très-portative, enforme de tabatière , commodepour les voyageurs, et procu-rant, par une mécanique parti-culière , le réveil à l’instant quel’on desire.

Dans la même année, M.Disclet, qui demeurait rue duFaubourg Saint-Antoine, à côtédes Enfans-Trouvés, vendait,pour 9 et 12 fr., des boîtes àréveil portatives, dont t’usageétait d’éclairer pendant la nuit,et de réveiller à telle heurequ’on voulait.

Voici la description qu’il ena donnée :

Dans cette espèce de tabatière,est une autre petite boîte, con-tenant autant a’huile qu’il peuts'en consommer pendant neufheures (c’est tout ce que rai-sonnablement on pçut donnerau sommeil ) : un cadran exac-tement divisé eu neuf parties,ou, ce qui est U même chose,

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en neuf heures, en tapisse l’undes côtés. Du fond s’élève unebougie soutenue par deux outrois tours faits à l’aise et sansprécaution , sur un fil de fer as-sujétiàune petite machine quel'auteur appelle porle-méche. Al’un des côtés de ce porte-mê 1che, qui lui - même doit êtreimmobile lorsque la lampe estallumée, se trouve une ouver-ture propre à fixer, au moyend*un petit nœud, un brin de fil,lequel étant posté de gauche àdroite le long de la bougie dontil doit toucher le bas, y C 3 tsoumis à un petit crochet, d’oùon le conduit en le faisant pas-ser sur une espèce de détente aubout d’un petit marteau qu'iltient en respect, et enfin à unfil de fer, où on l’arrête en der-nier lieu. Cette mécanique ainsidisposée, et après avoir, par lemoyen d’une clef, tendu cer-tain ressort en tournant de droi-te àgaucfae , on verse de l’huiledans la petite lampe à la hau-teur du nombre d’heures quel’on veut consacrer au sommeil;après quoi on allume lu bou-gie Le temps projeté se trou-vant écoulé > la bougie a suffi-samment consommé d’huilepour parvenir au fil et à le rom-pre en y mettant le feu. Celterupture laisse tout le jeu possi-ble .du marteau qui, mis en mou-vement par le ressort, aidé dequelques rouages fort simples,frappe un timbre assez vive-ment et pendant un espace detemps assez considérable, poüréveiller la personne dont lesommeil est le plus dur. Il neresté jamais à consommer plu*