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Tome quatrième.
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dont l’équipage pourra s’assureravec la lumièrequi resteau fondde la lanterne. Alors le matelottombé pourra s'accrocher à labarre et fixer son pied sur l’undes échelons de l’échelle de cor-des; il saisira en même-tempsd’une main l'anse de fer de lalampe flottante, qu’il pendraau crochet fixé à la corde au-dessus de la barre. Cette ma-nœuvre étant exécutée, à l’aided’une poulie attachée à unepièce de bois, l’hoinme et lalampe flottante pourront êtreenlevés dans le vaisseau sansaucun risque.

§ VIII. Lampe chamailleur.

Quoique l’art de souffler leverre à la lampe ne soit pas unedes plus importantes inventionsde la verrerie, c’est toutefoisune source abondante d’opéra-tions amusantes. La flamme quibrûle ordinairement sans bruit,qui n’a qu’un pouce et demi toutau plus de longueur, et qui se-rait à peine capable de fairerougir une épingle ou une ai-guille à coudre, devient, lors-qu’on la souffle, un feu actif,qui fait un bruissement assezconsidérable, s’alonge de plu-sieurs pouces, et brûle avec tantd’activité, qu’elle amollit oufait fondre très-promptement leverre et les métaux les plus durs.Deux causes concourent à ceteffet: la première, parce que levent condense les parties eiubrâ-sées dans la direction qu’il leurdonne, et fait prendre feu àd’autres qui s’exhaleraient enfuméeiJa.sacondfj, parce ,qqe

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poussant la flamme, il ajoute aumouvement qu’elle a naturelle-ment , et par iequel elle agit surles autres corps. C’est par le ventqui sort d’un chalumeau recour-bé, que les émailleurs animentle feu de leur lampe. Mais aulieu de souffler avec la bouche,ce qui est impraticable dansbien des cas et très-pénible,quand le travail est d’une cer-taine durée, la plupart se ser-vent d’un soufflet à double ame,fixé sous la table qui porte lalampe, et qu’on fait mouvoiravec le pied en appuyant surune pédale. Tel est l’instrumentconnu sous fe nom de Lampechamailleur. Dans les villes deprovince, on n’est pas toujoursà portée de se procurer des pe-tites pièces de verre dont on nesaurait se passer en physique :il est bien important alors desavoir manier le verre à la lam-pe, de savoir l’amollir, le re-fondre, lui donner une nouvelleforme , sceller des tubes, souf-fler des aréomètres, des boulesde thermomètres,etc. C’est pourla commodité des physiciensamateurs, que nous allons indi-quer la manière de se servir decette lampe, pour se procurerdes petits instrumens qu’il esttrès-commode de pouvoir fairesoi-même.

D’abord on aura une table,autour de laquelle quatre per-sonnes ou plus pourront travail-ler à-la-fois, et avoir chacunedevant soi une lampe qui seraremplie d’huile de navette, etgarnie d’une forte mèche de co-ton : sous la table, il y aura unso,uffle{ qu’un,ouvrier pressera