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Tome quatrième.
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avec le pied ; le vent poussera Jdans les tuyaux de fer-blanc quisont cachés sous la table, et sor-tira par un trou , dans lequel oninsérera un autre petit tuyaucourbé par le devant et percéd’un petit trou conique, afinque le vent dirige sur le verrela flamme en une pointe aigueet concentrée. Les orfèvres outdes tuyau* semblables pour brâ- :ser ou souder les métaux. Onpeut, au moyen d’un chalu-,ineau de cette espèce, même en Isoufflant avec la bouche, pro-duire une flamme en pointe,)dont la chaleur soit assez vive i

f iour mettre en fusion le verre |e plus dur. Les autres instru- 1mens principaux consistent en june pince plate arrondie par les Ideux bouts; une autre pince,!terminée en angle aigu,amincie iet coupée carrément par l’autrebout ; deux ou trois tenettes de ;différentes grandeurs, qui se :serrent avec un anneau plat,comme les porte-crayons; unepaire de ciseaux communs pourmoucher la lampe ; quelqueséelelsde pierre à fusil pour cou-perle verre; une lime, ou tiers-point d’une taille un peu fine;du coton filé pour renouvelerla mèche ; des bouts de tubesde différentes grosseurs et debon verre blanc bien pur, etdes baguettes d’émail de diffé-rentes couleurs, etc. Quoiqueles tubes de verre soient creux,il faut qu’ils aient quelqueépaisseur, on pourra les com-mander dans une verrerie; iln’y a point de meilleure matièrepour les faire, que des morceauxde verre de Venise cassés.

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Les émailleurs préfèrent lagraisse de cheval pour la lampe;mais l’huile d’olive,à bas prix,est pvesqn’aussi bonne. La mè-che de coton doit être un peuplus grosse que le pouce; lors-qu’elle est bien allumée, on lamouche tout autour, puis on ladivise un peu avec la pointe desciseaux pour faire passer le ventau milieu. C’est environ à deuxpouces de distance de la mècheque le feu est ordinairement lepins vif ; c’est-là qu’il faut pré-senter, en tournant lentement,le morceau de verre qu’on veutamollir.

Si le morceau de verre est un.peu épais, il ne faut pas le met-tre brusquement clans le plusfort du feu : l’on commence parle chauffer tout autour, en le

f irésentant un peu plus loin quea pointe de la flamme, puis onle plonge un instant et ou l'ôte ;et après plusieurs immersionssemblables, on peut le tenirplongé dans l’endroit où elle a

f dus de chaleur. Un tube que’on chauffe ainsi, ne laisse pasque d’éclater, s’il est humide,soit en-dedans, soit en-dehors,sur-touts’il a beaucoup d’épais-seur.

Veut-on sceller un tube parune de ses extrémités? Si l’ori-fice qu’on veut boucher est lar-ge , et le verre épais, il fautd’une main le présenter au feu,de l’autre porter le bout d’untube ou de la pince sur les bordsà mesure qu’ils se ramollissent,pour les aider à se rejoindre.Mais iL ne faut pas laisser unegrande épaisseur de verre à l’en-droit du scellement ; autrement