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amener, au contraire, par de-grés; c’est de-là que dépendl’effet pittoresque de ce tableau.Sur l’autre verre, on peindrades vaisseaux de différentes for-mes et grandeurs, et à différenséloignemens. Il ne faut peindresur ce verre que la partie desvaisseaux qui doit paraître horsde l’eau.
Si on fait passer doucementle verre dans sa coulisse, et qu’àl’endroit où commence la tem-éte on lui fasse faire quelquealancement, on produira, parce moyeu , les effets d’unemer qui, peu-à-peu , devientagitée, et forme enfin une tem-
f iêle. La manière dont on a peintes nuages contribuera aussi àaugmenter beaucoup l’illusion ;à mesurequ’on retirera ce verre,ces effets cesseront, et la merparaîtra s'appaiser petit-â-petit.Si, dans le ipême temps, onfait couler très - doucement leverre sur lequel sont peints lesnavires, il semblera qu’ils tra-versent le tableau, et en lès agi-tant un peu lors de la représen-tation de la tempête, ils paraî-tront alors être battus par lesflots.
Un peut, au moyen de deuxverres ainsi disposés , représen-ter une bataille , un combat na-val , et mille autres choses quechacun peut imaginer à son gré;ils peuvent aussi servir pour re-présenter quelques actions sin-gulières ou grotesques entre plu-sieurs personnages, et quantitéd’amusemens qu’une personneindustrieuse pourra facilementimaginer.
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§ III. Lanterne manque sur lafumée.
La lumière de la lanterne ma-gique , ainsi que la couleur desobjets peints sur les verres, peutnon-seulement se porter sur unetoile, maison peut aussi la fixersur la fumée. Pour cet effet, ilfaut avoir une boîte de bois oude carton d’environ 4 pieds dehaut, et qui ait 7 à 8 poucescarrés à sa base ; elle doit alleren diminuant de figure et deforme, de manière que vers lehaut elle donne une ouverturede 6 pouces de long sur un demi-pouce de large. Il faut ménagerau bas dë cette boite une portequi ferme exactement, afin d’ypouvoir placer un réchaud defeu sur lequel on jettera de l’en-cens, d’où la fumée s’étendra ednappe en sortant par l’ouver-ture de ce tuyau. C’est sur cettenappe de fumée qu’on dirigerala lumièrequisortde lalanternemagique, qu’on aura soiu derendre moins étendue, en allon-geant son tuyau mobile. Les fi-gures ordinaires peuvent servirà cet effet; et ce qui paraîtrasingulier, c’est que le mouve-ment de la fumée ne changepoint la forme de la figure, etqu’il semblera qu’ou peut la sai-sir avec la main.
Dans cette récréation, la fu-mée n’arrêtant pas tous les rayon*de lumière, la représentationest bien moins vive , et elleparaîtrait même peu , si on neréduisait pas l’étendue de la /ù“'mière à son plus petit foyer,afin de lui donner plus de clarté.