L A. P
S iaraître , par exemple , uneleur, une carie, etc. semblableà celle qu’on aurait brûlée, etdont on aurait jeté les cendresavec l’encens dans ce réchaud,sous prétexte d’en faire renaîtrel’image. Une telle palingénésieserait certainement plus cu-rieuse aux jeux de ceux qui nesont pas instruits, que toutescelles qu’on nous a données jus-qu’à présent.
LAPIDAIRE. Tous ceux quifont collection de minéraux,savent combien ils acquièrentde prix lorsqu’ils ont au moinsune de leurs faces dressée etpolie. Ce n’est pas seulement ence qu’ils présentent à l'œil quel-que chose de plus agréable ; cetravail fait juger encore plus sû-rement de leur texture, de leurscouleurs, de la direction de leurscouches, et en quelque sorte deleur organisation intérieure. Ony découvre quelquefois des ac-cidensque l’on il’auraitpassoup-çonnés à l’inspection des échan-tillons bruts,eton les rend par-làbeaucoup plus instructifs.
On se servait pour cela, àl’académie de Dijon , d’un la-pidaire monté sur une table. Celapidaire lui avait été donné parM. l’abbé Fabarel. l'ont lemonde connaît cet instrument,composé d’une roue horizon-tale, que l’on met en mouve-ment de la main gauche, tandisque la droite applique sur lameule le corps à polir.
En 1779, M. de Morveau acherché à en augmenter l’effet,en faisant communiquer lemouvement à la meule par uneroue d’un plus grand diamètre.Tome IV.
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La manière dont il l’a disposéeest si simple et si commode,qu’elle mérite d’être connue.
Au lieu de la grande rouehorizontale montée sur un ar-bre à manivelle, comme cellequi sert au moulin du diaman-taire, qui exige un emplace-ment très - considérable, quidoit être établie solidement età demeure, et qui assujétit l’ou-vrier à un mouvement alternatifen avant et en arrière, d’autantplus fatigant, qu’il se fait surune même ligne , et qu’il estplus éloigné de l’axe , M. deMorveau emploie tout simple-ment une roue verticale ; lacorde sans fin qui passe sur cetteroue, se croise sur une poulied’un pouce et demi de diamè-tre, axée à environ un pied dedistance de la grande roue, et àla hauteur de la fusée. Cettecorde est assez longue pour re-gagner insensiblement la posi-t ! on horizontale des rainuresde la fusée. Enfin, une traversequi glisse en coulisse sur le piedde la table, et qui s’arrête parune vis de pression, donne lafacilité d’étendre la corde aupoint convenable.
On sent que le peu de frotte-ment qui se fait sur l’axe de lapoulie, dans la direction moyen-ne entre les deux cordes qui latirent dans le même sens pardeux rayons opposés, est bienpeu de chose en comparaison dumouvement qui se perd dansles bras, les charnières et lesanneaux de l’épée du moulinordinaire , d’autant plus quel’ouvrier est ici appliqué immé-diatement à la manivelle de laC