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Iras pour la faire évaporer à unfeu très-doux et très-lent, jus-qu’à ce que la couleur soit en-tièrement sèche. L’extraction àfroid doit être employée poul-ies fleurs qui ne donnent qu’unecouleur tendre et délicate.
Quand on veut retirer la cou-leur des fleurs par le moyend’une lessive, ce qui ne peutguère se pratiquer que sur cellesqui donnent la plus grandeabondance de couleur et la plustenace, on fait avec de la soiideet de la chaux une lessive mé-diocrement forte ; on y met desfleurs, par exemple, de genêt,et on chauffé cette lessive très-doucement : elle se charge de lacouleur des fleurs , devientjaune; on la décante, et oniamet dans un pot de terre ver-nissé pour la faire bouillir, eny faisant fondre autant d’alunde roche qu’elle en peut dis-soudre : on retire cette teinturede dessus le feu; on la versedans un pot plein d’eau froide,la couleur jaune se précipite aufpnd ; on laisse reposer l’eau ,on la décante , et on y en versede nouvelle. Lorsque la couleurs’est déposée, on y verse encorede nouvelle eau , jusqu’à cequ’on ait enlevé de cette ma-tière tout le sel de la lessive etde l’alun ; car plus la couleurest déchargée de sel et d’alun,plusetle devient belle; et ce quireste au fond est une belle la-que jaune.
Il ne s’agit plus alors que defaire sécher cette laque ; cequ’il faut faire avec précaution,de peur d’en altérer la beauté.On prend une plaque de gypse
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de deux ou trois pouces de haut,ou un gros morceau de craielisse et unie que l’on fait chauf-fer , et on met dessus la laqueque l’on a obtenue. Le gypse oula craie ainsi chauffée, en atti-rent l’humidité, et la chaleurn’en altère point la couleur.Toutes ces petites opérationsdemandent de la patience, desobservations et l’usage de la ma-nipulation pour bien réussir. Ilest bon d’observer que les fleursou les plantes donnent une cou-leur différente dans la lessive,ou dans l’esprit-de-vin.
Le Journal i-ncyclopédique -,I er . juin 1780, indique , d’aprèsM. l’ingeron , la manière d’ex-traire la partie colorante despétales de certaines fleurs pro-pre au lavis des plans , et à l’en-luminure des estampes. Ou metdes pétales de fleurs d’iris , parexemple, dans un mortier demarbre ; on les pile ; 011 les ré-duit par la trituration en uneespèce de bouillie que l’on sau-poudre avec défaillit de rochepulvérisé: on continue de piler;on exprime le suc à la presse ,011 en reçoit la liqueur dans unevessie qu’011 suspend dans lacheminée.Au bout d’un certaintemps elle se convertira en uneespèce de gomme d’un verdnoirâtre: dissoute-dans de l’eaupure, elle donnera uii très-beauverd dont on varie les nuanceseny ajoutantde la gomme gutteou du vert-de-gris distillé. C’estavec ce dernier mélange quel’on peint les arbres dans un.plan.
Les pétales de roses blanchestraités de la même manière ,