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Tome quatrième.
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pins domestiques un goûttout-à-fait semblable à celui des lapinsdega renne. Cette méthode con-siste à mettre dans le lapin quel’on a tué et vuidé, du mélilot,et de le laisser en cet état quel-que temps; il contracte un fu-met des plus agréables. On peutaussi, au moment de le mettreà la broche, oindre l’intérieuravec une boulette de beurre fraiset d’estragon séché et mis enpoudre. La feuille de bois deSainte-Lucie produit le mêmeell’et.

LAPIS LAZTJLT. ( VoyezCrystal , < 5 'offre , Verres colot es ).

LAQUE. On donne le nomde laque, à des matières colo-rantes réduites en pâtes sèches,dont les peintres se servent. Laplus belle est celle que l’on dé-signe plus communément souslenomde/açuejc’estunegommeourésine rouge, dure, claire, trans-parente , fragile, qui vient duMalabare, du Bengale ou d’Es-pagne . Ce sont les fourmis quila fournissent. U existe encorenue autre sorte de laque ani-male : les e.vcrémens des teignessont imprégnés des parties co-lorantes des étoffes de laine queces inseclees ont dévorées avantde subir leur métamorphose.On prétend que l’on fait, avecces excrémens délayés dans del’eau , des pâtes ou laques àl'usage des peintres en minia-ture. Voyez Coll. Acad ., part,franç. t. VI, p. 5 i 6 ). Nous neparlerons point de cette laquesur laquelle on trouve des dé-tails dans les livres d’histoirenaturelle. ( Voyez aussi le mé-moire de M. Geoffroy inséré

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dans la Collect. Acade’m ., part.Jranç ., t. IV , p. U )4 ; voyezaussi le Journal des Savons, 1718,p. 575 ). Il n’est ici question quedes laques artificielles tiréesdes differentes fleurs, et dontfout usage les peintres en fleurs,les enlumineurs et ceux qui s’a-musent à ces genres de pein-ture.

Il y a deux sortes de procédés,qui consistent,ou à faire digérerà un feu lent les plantes ou leslleurs dans une lessive conve-nable , ou à les faire infuser oudistiller plusieurs fois avec riel’esprit-de-vin. C’est par lemoyen de ces procédés qu’onparvient à tirer les couleurs detoutessortesde plantes récentes,tels que le bleu, de l’iris; lacouleur verte , de l’acanthe ; lejaune, du genêt; le rouge, dupavot, etc.

Suivant le procédé de K.un-kel, 011 prend les fleurs ou lesplantes dont on veut extraire lateinture ; on verse dessus debon esprit-de-vin bien rectifié.Lorsquel’esprit-de-vius’est bienchargé de la couleur de lafleur,on le décante; on remet sur lesfleursdenouvel esprit-de-vin; etsi la couleur que l’on retire de lafleur cette seconde fois , est en-core de la même intensité, onmet cet esprit-de-vin avecl’autre : mais s’il est d’une cou-leur un peu différente, on lemet à part; ce qui donne alorsune autre nuance. On retire en-suite l’esprit-de-vin par la voiede la distillation ; 011 n’en laissequ’un peu dans l'alambic, pourpouvoir en retirer la couleur;on la met dans un vase ou ma-