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Tome quatrième.
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dansla chatisse:s’il passaitquel-qne chose de la teinture, onn’auraitqu’à la metèreà filtrer,et l’opération serait achevée :formez des boules de la couleurqui est restée dans la chausse,èn vous servant pour cela d’unespatule de bois bien propre ;étendez-les sur des morceaux delinge que vous mettrez séchersur des briques nouvellementcuites ; elles sécheront promp-tement , ce qui est nécessaire ,parce qu’en y séjournant long-temps, la couleur se gâte. Si lesbriques sont imbibées d’humi-dité, on en remet d’autres à leurplace : lorsque la laque est sé-chée, il faut l’ôter de dessus lesmorceaux de linge; alors on aune couleur très-bonne pour lapeinture : il faut observer quesi la couleur est plus foncée qu’ilne convient, il n’y a qu’à y met-|tre plus d’alun de roche; etquesi elle est trop claire , il faut enmettre moins : on pourra obte-nir de cette façon des couleurstelles qu’on les voudra.

Voyez, encore ce. qui est ditdu kermès dans la CollectionAcad ., part, étrcing. , tom II ,p. 73 , 525, 553, 53b, 365 ).

§ IV. Laque de bois de Brésil etde garance.

Pour tirer de la laque de l’unede ces matières , il faut s’y pren-dre de la même manière quepour la tirer dès grains de ker-mès, c’est-à-dire colorer l’eauavec une de ces matières, enobservant néanmoins d’y em-

observant néanmoins d’y em-ployer moins d'alun que pourles grains de kermès : c’est à

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l'expérience et à l’usage à enmarquer la dose. De plus, il fau-dra mettre sur chaque livre delaine plus de bois de Brésil on,de racine de garance, que dekermès, parce que ces substan-ces ne contiennent pas tant decouleur. On aura ainsi une la-que aussi belle et à peu de frais;la garance sur-tout fournit unecouleur très-éclatanle.

Voici comment Birellus ditque l’on doit tirer la laque dubois de Brésil : il commenceiar extraire la teinture de laaine; ensuite il prend une livredu bois coupé en morceaux (ilvaudrait mieux qu’il fut râpé) ;il le fait bouillir dans la lessive,jusqu’à ce qu’elle soit réduit©de la hauteur d’un travers dedoigt; alors il la filtre et y jointune once de gomme arabiqueen poudre ; il fait ensuite ré-duire la liqueur filtrée d'undemi-travers de doigt; il re-mue le tout avec un petit bâton ,et le passe à la chausse d’Hip-pocrate. Les peintres préfèrentcette espèce de laque, parcequ’elle est bonne pour nuancer.

§ V. Laque de tungstène.

M. Guy ton Morveau a prouvéque le tungstène a sur tous lesoxi des métal liq u es, la proprié téde pouvoir former des laquesprécieuses qui subissent sans al-tération l’épreuve de l’ean dechaux, de l'acide acétique, dugaz hydro-su 1 pliure, même àun certain point du gaz acidemuriatique oxigéné , cet en-nemi des couleurs, qui les brûlesubitement. L'oxide de tunsg-