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tène se charge facilement descouleurs de tous les végétaux engénéral. Les laques que l’on for-me avec cet oxide se foncent aulieu de s’éteindre. Lorsqu’on lesdélaie , on est obligé d’en adou-cir la nuance. Elles acquièrentencore plus d’intensité lorsqu'onfait passer l’oxide au bleu , enfaisaut bouillir dessus du vinai-re. L’aloèssuccotrin enveloppé’uue fibre ligneuse, contientintérieurement u ne matière très-visqueuse , d’un bleu verdâtre,faiblement acide ; mais à peinecette matière est-elle exposée àl’air, qu'elle se colore d’un rougepourpre très-vif, qui devienttrès-abondant par les progrès dela fermentation. M. Guyton aformé des laques avecl’alumine,l’oxide d’étain , le blanc dezinc ; mais le tungstène l’em-porte sur ces substances miné-rales. Les pétales du nicago ré-sistent à l’action de son oxidepour l’extraction de leur beaurouge pourpre.. ( Voyez la Dé-cade Philosophique., an 6, t. II,p. 70 ; voyez aussi dans le Jour-nal des Mines, 19 e . cahier, p. 20,les différentes expériences deM. Vauquelin , sur l’oxide detungstène.
§ VI. Laque rouge inaltérable.
Les artistes se plaignent dela difficulté qu’on éprouve àmélanger les laques ordinairesavec d’autres couleurs , sansqu’elles en allèrent le ton. Voiciune laque d’un très-beau rouge,qui a subi l’épreuve la plus forteà laquelle on puisse mettre unecouleur un peu susceptible: I
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Prenez deux onces de la meil-leure garance, et deux verresd’alun de Rome le plus pur ;dissolvez l’alun dans l’eau dis-tillée, en la faisant bouillir dansun pot de terre vernissé; jetezdans cette dissolution, aussichaude qu’elle puisse l’être ,la quantité ci-dessus énoncée degarance, etfaites encore bouillirun moment ce mélange. Filtrezensuite par un papier blanc;laissez reposer fa dissolutionpendant une nuit, et décantez-la dans un autre pot de terrevernissé. La liqueur sera d’unrouge clair, et parfaitementtransparente et fluide. Eaites-lachauffer, et versez-y successi-vement une dissolution d’alkalivégétal bien limpide et bienpure, jusqu’à précipitation com-plète. Après que toute la préci-pitation sera faite, il faut avoirsoin d’édulcorer le précipité etdele faire sécher dans une étuveou dans un four médiocrementchaud Ce précipité sera du plusbeau rouge, et aura l’avantaged’être une couleur très-solide.Broyée à l’huile de pavots etétendue sur une vitre exposéeà l’air et aux rayons du soleil relle n’a pas souffert la plus lé-gère altération dans l’espace de(6 années. ( Journal Politype ,tom. il, p. ao 5 ).
On a donné le nom de laquesà des ouvrages enduits d’unvernis luisant et poli avec desdessins et des figures chinoises.
( Voyez au mot Vernis , la ma-nière d’imiter ces ouvrages pré-cieux.
LARD. La chair du cochonest d'un si grand usage, sur-tout